Vérification d’âge en ligne : la commission européenne s’apprête à déployer son application

« C’est aux parents d’élever leurs enfants, pas aux plateformes. » Mercredi 15 avril, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a prôné, lors d’une conférence de presse, « une approche européenne harmonisée » concernant la protection des mineurs sur Internet, alors que plusieurs pays de l’Union, dont la France, comptent interdire aux moins de 15 ans l’accès aux réseaux sociaux.

Cette « harmonisation » pourra passer, souhaite-t-elle, par une application de vérification d’âge développée par l’Union européenne et testée depuis l’an dernier dans plusieurs pays. Celle-ci est désormais « techniquement prête » et devrait bientôt être disponible pour les citoyens européens. Elle leur permettra, s’ils veulent se connecter à un réseau social interdit aux adolescents, par exemple, de prouver leur âge, sans avoir à transmettre d’informations personnelles à la plateforme en question.

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« Vous gardez le contrôle total de vos données »

Concrètement, l’application demandera notamment à l’utilisateur de lui fournir une pièce d’identité afin de vérifier son âge. Elle sera ainsi en mesure de fournir, à la plateforme à laquelle l’internaute veut se connecter, une « preuve d’âge », sans lui transmettre d’autres informations.

L’application respecte « les plus hauts standards » en matière de vie privée, assure Ursula von der Leyen. « Vous gardez le contrôle total de vos données », a poursuivi Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission européenne chargée de la souveraineté technologique. « C’est important, car on ne veut pas que les plateformes scannent notre pièce d’identité ou notre visage. » Aujourd’hui, l’estimation de l’âge à partir des traits du visage est un système répandu.

L’application est open source, ce qui signifie que son code est consultable et vérifiable par tout un chacun. Et les plateformes peuvent « s’appuyer dessus facilement » pour vérifier l’âge des utilisateurs, insiste Ursula von der Leyen. Elles n’auront donc « plus d’excuse », a déclaré la présidente de la Commission européenne.

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