Escalade de violence au Moyen-Orient, un soldat français tué

Un militaire français a été tué au sud du Liban lors d’une attaque contre des Casques bleus. Emmanuel Macron tient le Hezbollah pour reponsable. Dans les pays voisins, la tension monte après le blocage du détroit d’Ormuz ce matin.

Un militaire français a été tué et trois ont été blessés samedi au sud-Liban, lors d’une attaque contre des Casques bleus, a annoncé Emmanuel Macron, déclarant que « tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah ».

Le casque bleu français tué samedi au Liban a été pris dans « une embuscade » et a succombé à un « tir direct » a déclaré la ministre des Armées Catherine Vautrin.

Le sergent-chef Florian Montorio « était en mission d’ouverture d’itinéraire vers un poste de la Finul isolé depuis plusieurs jours par les combats dans la zone, il a été pris dans une embuscade par un groupe armé à très courte distance. Touché immédiatement par un tir direct à l’arme légère, il est relevé sous le feu par ses camarades, qui ne parviennent pas à le réanimer », a posté la ministre sur X.

Le chef de l’Etat a quant à lui déclaré sur X : « La Nation s’incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban. La France exige des autorités libanaises qu’elles arrêtent immédiatement les coupables et prennent leurs responsabilités aux côtés de la Finul [Force intérimaire des Nations unies au Liban]». Emmanuel Macron s’est entretenu samedi avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, leur demandant de « garantir la sécurité des soldats de la Finul ».

Le président libanais s’est engagé samedi à poursuivre les responsables de l’attaque contre des Casques bleus français.

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L’Iran verrouille de nouveau le détroit d’Ormuz face au blocus américain

Au Liban, l’armée israélienne a annoncé avoir établi une « ligne jaune » de démarcation dans le sud du pays, comme à Gaza, et avoir frappé des suspects s’en approchant. Les troupes israeliennes restent présentes sur le territoire libanais dans une bande de dix kilomètres de profondeur depuis la frontière, après le cessez-le-feu entré en vigueur vendredi avec le mouvement pro-iranien Hezbollah, et en attendant des discussions en vue d’un accord permanent entre le Liban et Israël, en état de guerre depuis 1948.

Blocage du détroit d’Ormuz à nouveau

Dans les pays voisins, la tension monte après que l’Iran a annoncé samedi reprendre « le strict contrôle » du détroit d’Ormuz en réaction au maintien du blocus américain des ports iraniens, revenant sur sa décision de la veille de rouvrir cette voie maritime stratégique. 

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« Les Américains ne peuvent imposer leur volonté de faire le siège de l’Iran », a insisté le vice-ministre des Affaires étrangères Saeed Khatibzadeh. L’agence de sécurité maritime britannique UKMTO a ensuite révélé que des bateaux iraniens avaient ouvert le feu sur un pétrolier dans le détroit, sans faire a priori de blessés.

Dans le même temps, le guide suprême Mojtaba Khamenei, invisible depuis sa nomination, a prévenu dans un message écrit que la marine se tenait « prête à faire goûter à l’ennemi l’amertume de nouvelles défaites ».

En coulisses, les tractations se poursuivent: le chef de l’armée et le Premier ministre du Pakistan, un des pays médiateurs, ont bouclé des visites diplomatiques, en Iran d’une part et en Arabie Saoudite, au Qatar et en Turquie d’autre part. Le chef de la diplomatie égyptienne Badr Abdelatty, également présent à Antalya, a dit « travailler sans relâche » au côté du Pakistan pour un « accord final » espéré « dans les tout prochains jours ».

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