Après un premier volet consacré aux retombées fiscales des énergies renouvelables dans les territoires (2,2 milliards d’euros revendiqués) en février, l’objectif de l’étude présentée ce 16 avril par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), le cabinet Colombus Consulting et l’agence Utopies est de donner une photographie détaillée et quantifiée des emplois et des impacts socio-économiques des énergies renouvelables dans les territoires.
Des études sur l’emploi des énergies renouvelables (ENR) existent déjà, notamment celles de l’ADEME, « mais il n’y avait jusqu’à maintenant rien d’exhaustif incluant l’ensemble du périmètre des emplois, y compris indirects et induits », affirme Pierre Viard, manager Climat et Territoires chez Utopies.
Pas question donc de commenter les difficultés qu’ont pu avoir – ou rencontrent encore – certaines entreprises du secteur dans l’attente de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). En février, une enquête de l’Observatoire des énergies renouvelables, Observ’er, réalisée pour le syndicat Enerplan (énergie solaire), indiquait que « les entreprises ont perdu près de 6 % de leurs emplois depuis la fin 2024 ». Finalement, le gouvernement a acté la PPE le 11 février dernier, officialisant la relance massive du nucléaire et ajustant les objectifs des énergies renouvelables, avec l’objectif de réduire la dépendance aux hydrocarbures. Saluant les annonces permettant de relancer la dynamique de la transition énergétique, le SER avait évoqué « une avancée majeure qui doit produire rapidement des effets sur le terrain », invitant à « relancer très vite les appels d’offres renouvelables à l’arrêt depuis plusieurs mois, sans sacrifier aucune filière ».

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