Arrêté lundi 13 avril dans un centre commercial de Pretoria, Kemi Seba, 45 ans, a été brièvement présenté devant un tribunal mercredi, aux côtés de son fils de 18 ans, qui l’accompagnait en Afrique du Sud, et d’un autre individu soupçonné d’avoir tenté de les aider à rejoindre illégalement le Zimbabwe, en échange de 250 000 rands (13 000 euros). D’après la police sud-africaine, ils avaient ensuite l’« intention de poursuivre leur route vers l’Europe ».
Stellio Gilles Robert Capo Chichi, de son vrai nom, est sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par le Bénin, pays dont il a la nationalité, dans le cadre de l’enquête sur la tentative du coup d’Etat du 7 décembre 2025 à Cotonou. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme béninoise le poursuit pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’Etat » et « incitation à la rébellion », des chefs d’accusation qui peuvent entraîner de sévères peines.
Opposant virulent au président béninois sortant, Patrice Talon, il se rêvait un temps candidat à l’élection présidentielle, remportée mardi par Romuald Wadagni, dauphin de l’ex-chef de l’Etat. Mais il lui est, depuis, reproché d’avoir partagé une vidéo au petit matin du putsch manqué, présentant les mutins comme des « militaires patriotiques ». Etonnés par ce timing, les enquêteurs le suspectent d’avoir été prévenu à l’avance et d’avoir soutenu l’opération.
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