INFOGRAPHIES – Dès les premières heures de la guerre, ce bras de mer stratégique par lequel transitent en temps de paix environ 20% du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux a été utilisé comme levier d’escalade par les États-Unis et l’Iran. Vendredi, Téhéran a annoncé sa réouverture, sans que Washington ne lève son blocus.
Depuis sept semaines, le commerce mondial est suspendu à un bras de mer. À peine 50 kilomètres – en son point le plus ténu – sépare l’Iran du sultanat d’Oman dans le détroit d’Ormuz. Chaque jour, avant les opérations militaires israélo-américaines, 130 navires y transitaient, assurant l’approvisionnement de 20% du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux. La guerre a réduit ce nombre à moins d’une dizaine, créant mécaniquement un renchérissement des matières premières aux conséquences économiques planétaires. D’autant que Washington a décrété un blocus naval dimanche, menaçant les navires au départ ou à destination des ports iraniens.
Toutefois, dans la foulée de l’accord de cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban conclu jeudi, l’Iran a annoncé ce vendredi que le détroit d’Ormuz serait «entièrement ouvert» le temps de la trêve entre Jérusalem et Beyrouth. Une nouvelle accueillie favorablement par le président des États-Unis Donald Trump, qui a toutefois affirmé que le

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