Il y a tout juste un an, La Tribune dévoilait les contours de ce projet d’investissement consacré à la fabrication dans le nord de la France d’un composant important de la batterie des voitures électriques. Axens prévoyait alors d’investir autour de 500 millions d’euros, sur une friche industrielle de Vallourec près de Valenciennes, pour la fabrication de matériaux actifs de cathode (CAM). Un composant majeur des batteries des voitures électriques. Depuis, ce projet d’investissement ne cesse de s’affiner et a obtenu des soutiens administratifs et financiers majeurs, comme est en capacité de le révéler ce jour La Tribune.
Tout d’abord, le porteur de projet vient d’obtenir l’agrément pour être soutenu financièrement par le crédit d’impôt pour l’industrie verte (C3IV). Autrement dit, certaines dépenses engagées par l’industrie seront remboursées à hauteur de 25 % sous la forme d’un crédit d’impôt. « C’était une condition nécessaire à la réalisation de ce projet d’usine », confie Olivier Callebert à La Tribune. Il dirige ce projet baptisé « Macaron ».
Néanmoins, la décision finale et définitive d’investissement n’interviendra pas avant la fin du premier semestre 2027. Ce qui n’empêche pas l’ETI Axens d’avancer d’ici là avec à ses côtés son partenaire industriel chinois associé à ce projet, à savoir MinMetals New Energy Materials. « Le design de la future usine est fait autour de leur technologie », ajoute Olivier Callebert. Dans le cadre d’une coentreprise, c’est ce partenaire qui apportera aussi la matière première de la CAM, composée particulièrement d’un mélange d’hydroxyde de lithium et de PCAM (un composant issu de quatre minerais que sont le cobalt, le nickel et le manganèse). Les flux arriveront par bateau depuis le port d’Anvers (Belgique) via l’Escaut. Le fleuve sera relié à l’usine par une route dédiée de 1,5 kilomètre.

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