Au sein du judo français, l’art délicat de la sélection

Dans le sport de haut niveau, les places sont chères. Cela est peut-être encore plus vrai pour le judo français que pour les autres disciplines. Les championnats d’Europe, organisés de jeudi 16 à dimanche 19 avril, à Tbilissi, le rappellent. Dix-huit combattants tricolores – neuf hommes et neuf femmes – disputeront la compétition continentale avec l’objectif affiché de faire mieux que lors de la précédente édition. Les Bleus s’étaient alors invités à dix reprises sur le podium, montant trois fois sur la plus haute marche. En Géorgie, « on veut aller chercher quatre titres », déclare Stéphane Nomis, le président de la fédération nationale (FFJudo).

La France est la deuxième place forte de la discipline dans le monde, derrière le Japon. A cet égard, « les attentes sont énormes », relève le dirigeant, qui chapeaute le comité chargé de sélectionner les compétiteurs pour chaque rendez-vous. « C’est très compliqué de trancher, mais on ne s’en plaint pas. C’est notre mission », lance Frédérique Jossinet, vice-championne olympique des − 48 kg à Athènes 2004, aujourd’hui manageuse générale des équipes de France.

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