Le mauvais coup de Jean-Michel Aulas à Michel-Edouard Leclerc. La chronique politique de Ludovic Vigogne

Cela a été une des plus grandes surprises des élections municipales : la défaite de Jean-Michel Aulas à Lyon. Quand l’ex-patron de l’OL est entré en campagne l’été dernier, tout le microcosme politico-médiatique pronostiquait sa victoire aisée face au maire écologiste sortant Grégory Doucet, qui n’avait jamais réussi à rentrer dans ses habits depuis 2020. Au final, le candidat de la droite et du centre a été battu le 22 mars avec un peu moins de 3 000 voix de retard sur son adversaire et 49,3 % des suffrages. Et il est désormais devenu un contre-exemple.

Dès son entrée sur le ring électoral, Jean-Michel Aulas n’a en effet eu de cesse de mettre en avant un argument : lui n’était pas du sérail, il venait de la société civile, ce serait sa force, son premier atout et argument les mois qui suivraient. Au final, il a fait la démonstration que la politique était un métier et que l’on ne s’improvisait pas candidat.

A LIRE AUSSI

Grégory Doucet regagne Lyon de justesse, Jean-Michel Aulas refuse de reconnaître sa défaite

« Une aventure dont on ne connaissait rien »

Le documentaire Aulas, le match de trop d’Antoine Comte et Charlotte Notteghem, actuellement disponible sur la plate-forme France Télévisions, relate parfaitement toutes les limites de l’entrepreneur septuagénaire sur un terrain de jeu qu’il ne maîtrisait pas.

On l’y observe mal à l’aise à l’occasion de chaque passage obligé pour un candidat (les marchés, les débats), faute de disposer des codes nécessaires. On l’y voit mettre un soin particulier à tenir éloignés les sept partis qui le soutenaient (LR, Renaissance, Horizons, le MoDem…) et à s’entourer d’abord de collaborateurs venant comme lui de la société civile.

Source link

Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *