Dans une consultation organisée tout le week-end, les adhérents Les Républicains (LR) ont désigné avec 73,8 % des voix leur président, Bruno Retailleau, comme candidat du parti à l’élection présidentielle 2027, a annoncé le mouvement dans un communiqué diffusé en début de soirée, dimanche 19 avril.
Les adhérents avaient trois possibilités dans ce vote : une primaire fermée qui aurait lieu en juin où eux seuls pourraient voter ; une primaire semi-ouverte à la même date à laquelle les sympathisant pourraient participer ; ou désigner sans attendre Bruno Retailleau comme candidat du parti à la présidentielle 2027. Selon le chiffre donné par le secrétaire général des Républicains, Othman Nasrou, 76 653 adhérents pouvaient voter samedi et dimanche, loin des 121 617 électeurs inscrits à l’élection interne de 2025 – où Bruno Retailleau l’a emporté contre Laurent Wauquiez pour prendre la présidence du parti.
A la fin mars, les instances du parti ont choisi d’écarter la quatrième option qui était sur la table : une primaire ouverte à laquelle pourraient participer des candidats venus d’autres partis pour choisir un candidat unique de la droite. Cette décision avait provoqué le départ du parti du maire de Cannes, David Lisnard, lancé lui-même dans une candidature pour 2027 sur une ligne libérale.
Critiques en interne
La volonté de M. Retailleau de se déclarer candidat plus d’un an avant le scrutin a été critiqué en interne, notamment par le président du groupe des députés LR à l’Assemblée nationale, Laurent Wauquiez. Ce dernier qui est favorable à une primaire ouverte qui irait du macroniste « Gérald Darmanin à Sarah Knafo » du parti d’extrême droite Reconquête, avait annoncé qu’il voterait blanc lors de la consultation organisée ce week-end qu’il a décrit comme « un choix de dupes ».
Des accusations rejetées par Bruno Retailleau : plus Laurent Wauquiez « peut m’enquiquiner, plus il le fera », a-t-il réagi sur Public Sénat. « Les chiens aboient et la caravane passe », a-t-il ajouté. Il n’empêche que jusqu’ici aucun ténor du parti n’a apporté son soutien publiquement au patron du parti depuis qu’il s’est formellement lancé dans la course à la présidentielle.
