La diplomatie sous pression militaire. Donald Trump a annoncé l’envoi lundi d’une délégation américaine conduite par son vice-président JD Vance au Pakistan, pour tenter de relancer les négociations avec l’Iran, dans un contexte de fortes tensions autour du détroit d’Ormuz.
Dans un message publié sur Truth Social, le président américain affirme proposer à Téhéran un « deal raisonnable », tout en brandissant une menace explicite : « les États-Unis détruiront toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran » en cas de refus.
L’Iran n’a pas encore décidé s’il participerait aux négociations. D’après les agences de presse Fars et Tasnim, citant des sources anonymes, la république islamique n’a pas encore pris de décision. L’agence officielle Irna indique de son côté qu’il n’y « a aucune perspective claire de négociations fructueuses », citant, outre le blocus, les « exigences déraisonnables » de Washington.
Un ultimatum à trois jours de l’échéance
Donald Trump accuse par ailleurs l’Iran d’avoir violé le cessez-le-feu en menant des attaques dans le détroit d’Ormuz, notamment contre un navire français et un autre britannique. Cet accord expire dans trois jours.
« FINI DE JOUER LES GENTILS ! », a-t-il lancé, promettant une riposte rapide en cas d’échec des discussions. Début avril, il avait déjà menacé d’éradiquer « une civilisation entière » si Téhéran ne rouvrait pas cette voie maritime stratégique.
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.
Contrairement à ce qu’il avait initialement laissé entendre, JD Vance sera bien présent à Islamabad, selon la Maison Blanche. Il sera accompagné des émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner.
Ces discussions interviennent après un premier cycle de négociations, également mené au Pakistan, qui s’était soldé par un échec le 12 avril – un niveau de dialogue inédit depuis la révolution iranienne de 1979.
A LIRE AUSSI
La paix toujours bloquée à Ormuz
Au cœur des tensions : le contrôle du détroit d’Ormuz, par lequel transite près d’un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz.
Face au blocus imposé par Washington, Téhéran a annoncé reprendre « le strict contrôle » de ce passage stratégique, après une brève tentative de réouverture.
Pour Chris Wright, cette position reste fragile : « C’est la seule carte qu’ils ont, mais ils sont en train de la perdre », a-t-il estimé, évoquant l’impact des sanctions économiques et financières sur l’économie iranienne.

Leave a Reply