DÉCRYPTAGE – Les deux belligérants se disent prêts à reprendre le combat à tout moment. C’est dans ce climat tendu que le gouvernement libanais s’efforce de faire prévaloir ses intérêts.
L’accord de cessez-le-feu du 17 avril est très loin de rassurer les Libanais, alors que les autorités ont accepté le principe de négociations directes avec Israël dans l’objectif d’une accalmie durable. Entre une « ligne jaune » israélienne établissant une nouvelle zone d’occupation dans le sud du pays et les « lignes rouges » du Hezbollah, qui refuse un retour à l’équation imposée par la trêve précédente de novembre 2024, la marge de manœuvre des représentants de l’État est extrêmement étroite. Car le gouvernement ne maîtrise pas la donne sur le terrain, qui reste volatile, même si l’armée israélienne et le Hezbollah se conforment globalement chacun à sa propre interprétation des termes de la trêve de dix jours.
Dans la banlieue sud de Beyrouth, le calme est revenu, mais rares sont ceux qui le croient durable. Les habitants rentrent surtout pour constater l’ampleur des dégâts ou mieux organiser leur séjour dans les lieux d’accueil où ils se sont réfugiés. Au sud du fleuve Litani…

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