24 milliards d’euros partis en fumée. Voilà ce que les actionnaires d’Hermès ont constaté en se levant ce mercredi et en voyant la société chuter de plus de 10 % en Bourse.
Et pour cause, selon Loris Dalleau, analyste chez Bourseko. La maison derrière le sac Birkin a réalisé « l’une des pires publications du groupe depuis la crise sanitaire.» Alors que le consensus de Bloomberg s’attendait à 4,15 milliards d’euros de chiffre d’affaires au premier trimestre, Hermès n’a généré « que » 4,1 milliards d’euros sur la période.
« Les estimations étaient un peu trop hautes et les investisseurs ont été surpris », analyse Emeric Blond, gérant actions chez Tailor AM.
C’est évidemment la guerre au Moyen-Orient qui a plombé les comptes d’Hermès. Alors que l’activité s’affichait à deux chiffres dans la zone en janvier et février, elle s’est effondrée de 40 % en mars, selon le directeur général finances, Eric du Halgouët. Surtout, la guerre a aussi sabré les revenus du tourisme en Europe, et donc… dans les boutiques de la marque.
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Pour ne rien arranger, la hausse soudaine du dollar a fait perdre 290 millions d’euros à Hermès en diminuant la rentabilité de la vente de ses produits en billets verts.
Hermès à 1 600 euros, aubaine ou alerte ?
Mais après le choc initial, « on se rappelle que c’est une valeur solide sur le long terme », ajoute Emeric Blond qui confie même que « l’on revient sur des niveaux achetables. » Après avoir entamé la journée à -13 %, le titre a finalement clôturé en baisse de 8 % à 1639 euros.

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