Après l’annonce d’un cessez-le-feu fragile entre Donald Trump et l’Iran, les prix du pétrole ont reculé, sans retrouver leur niveau d’avant crise. Une séquence révélatrice : sur les marchés énergétiques, les prix obéissent autant à la psychologie qu’aux fondamentaux. Faut-il pour autant croire que le consommateur français peut souffler et brûler un cierge sur l’autel de Saint Donald ? Rien n’est moins sûr. Car une réalité demeure, la géographie ne se négocie pas. En contrôlant le détroit d’Ormuz, point de passage d’une part décisive des hydrocarbures mondiaux, l’Iran conserve un levier structurel sur l’équilibre énergétique global.
La crise actuelle est donc là pour durer. Elle ne révèle pas seulement notre vulnérabilité ; elle met surtout en lumière notre aveuglement. Au moment même où les prix s’emballent et où nombre de Français réclament une “ristourne à la pompe” (autrement dit, que le contribuable paie), une évidence échappe encore au débat public : le véritable bouclier énergétique ne se trouve pas à la pompe, mais à la prise. C’est notre électricité. Le problème, c’est que ce bouclier reste invisible.
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