ANALYSE – Les propositions de l’Administration Trump faites à Islamabad semblent se concentrer sur la question nucléaire, en oubliant celles des missiles balistiques et des affidés de Téhéran dans la région.
Tout ça pour ça ? Pour un retour à la case départ, c’est-à-dire au corps et à l’esprit du JCPOA, l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien si difficilement négocié par la communauté internationale et déchiré trois ans plus tard Donald Trump ? C’est en tout cas le sens apparent des discussions qui ont eu lieu à Islamabad entre Américains et Iraniens. Selon des informations américaines, les premiers ont proposé un moratoire de vingt ans sur l’enrichissement d’uranium. Les seconds ont répondu cinq ans. Le JCPOA avait tranché pour une dizaine d’années.
Quand Donald Trump s’était retiré de l’accord, c’était parce qu’il ne le trouvait pas assez dur. Ce « mauvais deal », limité à la question de l’enrichissement nucléaire et aux inspections internationales, n’incluait ni la question des missiles balistiques, ni celle des drones, ni celle des proxys, les affidés de l’Iran, qui déstabilisent le Moyen-Orient.
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Mais, surtout, sa durée de vie était limitée. Dès 2030, peut-être même avant…

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