Washington relance les négociations sous pression
Donald Trump a annoncé l’envoi lundi d’une délégation américaine au Pakistan pour tenter de relancer les négociations avec l’Iran.
Dans un message publié sur Truth Social, le président américain affirme proposer à Téhéran un « deal raisonnable », tout en menaçant : « les États-Unis détruiront toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran » en cas d’échec.
Contrairement à ce qu’il avait initialement laissé entendre, le vice-président JD Vance conduira bien la délégation, aux côtés de Steve Witkoff et Jared Kushner.
Islamabad sous haute sécurité
À l’approche des pourparlers, la sécurité a été renforcée dans la capitale pakistanaise. Routes fermées, checkpoints et déploiement de forces armées témoignent de la sensibilité de ces discussions, après un premier cycle infructueux le 12 avril.
L’Espagne durcit le ton face à Israël
Sur le front diplomatique européen, Pedro Sánchez a annoncé que Madrid demanderait à l’Union européenne de « rompre » son accord d’association avec Israël, accusé de « violer le droit international ».
Une position vivement critiquée par le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar, qui accuse le gouvernement espagnol de « propager l’antisémitisme ».
Tensions sécuritaires en Europe
Au Royaume-Uni, le Premier ministre Keir Starmer s’est dit « choqué » par une série d’incendies criminels à caractère « antisémite » à Londres, dont le dernier a visé une synagogue dans la nuit de samedi à dimanche.
La police antiterroriste étudie un possible lien avec l’Iran. « Nous restons vigilants face à la menace d’une agression de l’État iranien », a indiqué une responsable de la police.
Le détroit d’Ormuz au cœur du conflit
Les tensions se concentrent toujours autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour près d’un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures.
Washington accuse Téhéran d’avoir violé le cessez-le-feu par des attaques maritimes. L’Iran dénonce de son côté un blocus naval américain « illégal » et « criminel », assimilé à une « punition collective ».
L’Alerte La Tribune
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Israël hausse le ton au Liban
Sur le terrain, le ministre israélien de la Défense Israel Katz a ordonné à l’armée d’utiliser « toute sa force » au Liban en cas de menace.
Un soldat israélien a été tué dans le sud du pays, illustrant la fragilité du cessez-le-feu avec le Hezbollah.
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Reprise partielle du trafic aérien en Iran
Dans ce contexte tendu, les vols internationaux reprendront lundi à l’aéroport de Machhad, dans le nord-est de l’Iran, selon les autorités locales.
Ankara dénonce l’« expansionnisme » israélien
Enfin, la Turquie accuse Israël de vouloir créer un « fait accompli » au Liban. Le chef de la diplomatie Hakan Fidan a dénoncé une stratégie d’« expansionnisme » en dépit de la trêve en cours.

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