Gel des actifs, saisies de biens, arrestations de proches… Comment le régime iranien traque ses opposants au-delà de ses frontières

DÉCRYPTAGE – Entre confiscation des biens, pression sur les familles restées en Iran et retour forcé au pays, la République islamique cherche à empoisonner la vie de ses détracteurs jugés trop bavards à l’étranger.

Le couperet est tombé sans publicité, avec le poids sourd d’une répression aussi dévastatrice que la guerre. Dimanche 12 avril, alors que tous les projecteurs étaient braqués sur les négociations irano-américaines, les médias iraniens annonçaient la soudaine saisie des biens de la capitaine de l’équipe féminine de football, Zahra Ghanbari, pour « trahison à la nation ». La sportive n’en est pas à ses premiers démêlés avec les autorités. Depuis son refus il y a un mois de chanter l’hymne national lors de la récente Coupe d’Asie sa vie est devenue un enfer. Le 2 mars dernier, sur le gazon du stade de Goldcoast, en Australie, alors qu’elles s’apprêtent à disputer un match contre la Corée du Sud, Zahra et ses consœurs gardent le silence en signe de protestation contre la brutalité du régime islamique lors des manifestations massives du mois de janvier. De quoi provoquer l’ire de Téhéran. En pleine offensive israélo-américaine, démarrée deux jours plus tôt, les « Shirzanan » (lionnes, ou…

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