Tag: Répression

  • En Iran, l’inquiétante accélération des condamnations à mort

    En Iran, l’inquiétante accélération des condamnations à mort

    RÉCIT – À l’ombre du fragile cessez-le-feu, les exécutions se multiplient dans le pays, signifiant la détermination du pouvoir à faire taire toute nouvelle tentative de soulèvement.

    Sa photo est devenue virale sur les réseaux sociaux. Carré de cheveux blonds encadrant un visage porcelaine, Bita Hemmati est le nouveau visage de la répression iranienne. Condamnée à mort cette semaine, la jeune manifestante risque de rejoindre la longue liste des personnes exécutées depuis le début du mois de janvier. Son « crime » selon le régime : « avoir mené des actions pour le compte des États-Unis et des groupes hostiles ».

    Selon les organisations des droits humains, elle aurait été sévèrement torturée et contrainte à des aveux forcés diffusés sur la télévision d’État, à l’instar de son mari et de deux autres personnes, également condamnés à la peine capitale et arrêtés pendant le soulèvement de janvier. « C’est le signe d’une fuite en avant du régime qui se venge contre sa population », déplore via une messagerie cryptée un activiste qui préfère garder l’anonymat.

    Cette condamnation, prononcée par la 26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par…

    Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 76% à découvrir.

    Vous avez envie de lire la suite ?

    Débloquez tous les articles immédiatement.

    Déjà abonné ?
    Connectez-vous

    Source link

  • Gel des actifs, saisies de biens, arrestations de proches… Comment le régime iranien traque ses opposants au-delà de ses frontières

    Gel des actifs, saisies de biens, arrestations de proches… Comment le régime iranien traque ses opposants au-delà de ses frontières

    DÉCRYPTAGE – Entre confiscation des biens, pression sur les familles restées en Iran et retour forcé au pays, la République islamique cherche à empoisonner la vie de ses détracteurs jugés trop bavards à l’étranger.

    Le couperet est tombé sans publicité, avec le poids sourd d’une répression aussi dévastatrice que la guerre. Dimanche 12 avril, alors que tous les projecteurs étaient braqués sur les négociations irano-américaines, les médias iraniens annonçaient la soudaine saisie des biens de la capitaine de l’équipe féminine de football, Zahra Ghanbari, pour « trahison à la nation ». La sportive n’en est pas à ses premiers démêlés avec les autorités. Depuis son refus il y a un mois de chanter l’hymne national lors de la récente Coupe d’Asie sa vie est devenue un enfer. Le 2 mars dernier, sur le gazon du stade de Goldcoast, en Australie, alors qu’elles s’apprêtent à disputer un match contre la Corée du Sud, Zahra et ses consœurs gardent le silence en signe de protestation contre la brutalité du régime islamique lors des manifestations massives du mois de janvier. De quoi provoquer l’ire de Téhéran. En pleine offensive israélo-américaine, démarrée deux jours plus tôt, les « Shirzanan » (lionnes, ou…

    Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 89% à découvrir.

    Vous avez envie de lire la suite ?

    Débloquez tous les articles immédiatement.

    Déjà abonné ?
    Connectez-vous

    Source link