L’Espagne, le Mexique et le Brésil ont exprimé, samedi 18 avril, leur préoccupation face « à la situation dramatique » à Cuba et, sans mentionner explicitement les Etats-Unis, qui imposent un blocus à l’île depuis janvier, ont appelé à « un dialogue sincère et respectueux » avec La Havane.
« Nous exprimons notre énorme préoccupation face à la crise humanitaire que traverse le peuple de Cuba, et réclamons l’adoption des mesures nécessaires pour soulager cette situation », ont affirmé les trois gouvernements dans ce communiqué, publié par le ministère des affaires étrangères mexicain.
Ils ont appelé à « éviter les actions qui aggravent les conditions de vie de la population ou sont contraires au droit international ».
Sommet des dirigeants de gauche
Les trois pays plaident également en faveur d’« une solution durable à la situation actuelle et la garantie que ce soit le peuple cubain qui décide de son avenir en toute liberté ».
Cet appel intervient alors que se tient à Barcelone un sommet des dirigeants de gauche dans le monde, auquel participent, entre autres, la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, et son homologue brésilien Luis Inacio Lula da Silva, sous l’égide du premier ministre espagnol, Pedro Sanchez.
Les Etats-Unis, opposés au pouvoir communiste à Cuba depuis qu’il a été établi en 1959, ont accentué en janvier leur pression économique sur le pays des Caraïbes de 9,6 millions d’habitants en bloquant tout approvisionnement en hydrocarbures, juste après avoir renversé son principal allié, le président vénézuélien Nicolas Maduro. Ce blocus a exacerbé la crise économique et énergétique que vit Cuba depuis de nombreuses années.
