Abeille Assurances reprend son envol sur tous les fronts de l’assurance

Ex-filiale d’Aviva en France, Abeilles Assurances, rachetée en 2021 par Aéma, a été réorganisée et modernisée du sol au plafond ces quatre dernières années. Les résultats 2025 montrent les premiers effets positifs de cette stratégie de rupture dans la continuité de marques historiques, comme l’UFF ou l’AFER.

Abeille Assurances, ex-Aviva France, est un livre d’histoire de l’assurance en France à elle toute seule. C’est tout d’abord la renaissance d’une marque et d’un logo qui fleure bon le terroir et les villes moyennes, mis en sommeil depuis 1998 mais restés présents dans les mémoires des agents généraux, et des assurés de plus de 50 ans. L’Abeille remonte, il faut le dire, à 1856 sur les terres bourguignonnes. Abeille Assurances, c’est aussi un réseau de conseillers en gestion de patrimoine, l’Union financière de France (UFF), qui a tout simplement « inventé » en 1968 pour la première fois en France le réseau indépendant de conseillers financiers, un concept en réalité importé des États-Unis. Cela a été un véritable coup de tonnerre dans le paysage de la gestion de patrimoine, trusté à l’époque par les agents de change et les banques privées, suisses de préférence.

Enfin, la compagnie est également l’assureur de l’AFER, cette célèbre association d’épargnants qui créa tout simplement en 1976 le contrat d’assurance-vie monosupport (fonds euros), puis multisupport, tel que nous le connaissons aujourd’hui. En d’autres termes, l’AFER est à l’origine de la démocratisation et de la standardisation de l’assurance-vie, qui est aujourd’hui le support d’épargne financière favori des Français, avec plus de 2 100 milliards d’encours au total.

Situation dégradée

Toutes ces pages d’histoire étaient singulièrement jaunies quand le groupe mutualiste Aéma (Aésio, Macif) rachète cette compagnie à l’assureur britannique Aviva en septembre 2021. Le groupe britannique n’a jamais su piloter cette filiale française, alternant des périodes de développement à tout prix avec des lâcher-prise sans explications pour finalement rester sans stratégie, sans investissements, sans objectifs. Ce sort tragique n’est pas sans rappeler celui du Crédit commercial de France, l’une des banques les plus prestigieuses du pays, rachetée à prix d’or puis abandonnée par le groupe britannique HSBC.

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