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A Tchernobyl, risque de rejets radioactifs en cas d’effondrement de l’enceinte de confinement, selon Greenpeace

Un effondrement incontrôlé de l’enveloppe interne de confinement de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, pourrait accroître le risque de rejets de radioactivité dans l’environnement, a averti Greenpeace dans un rapport rendu public mardi. Les vestiges de la centrale sont recouverts d’une enveloppe interne en acier et en béton, appelée sarcophage et construite à la hâte après la catastrophe de 1986, et d’une enveloppe externe moderne, appelée nouvelle enceinte de confinement.

En février 2025, cette structure métallique installée en 2016 – pour recouvrir le réacteur qui avait explosé en avril 1986 – avait été perforée par un drone russe. En dépit de travaux de réparation, la fonction de confinement de la nouvelle enceinte n’a pas pu être « pleinement rétablie ». « Ce serait catastrophique car il y a quatre tonnes de poussière, de la poussière hautement radioactive, des granules de combustible et d’énormes quantités de radioactivité à l’intérieur du sarcophage », avait récemment déclaré à l’Agence France-Presse Shaun Burnie, un spécialiste dans le domaine du nucléaire de Greenpeace Ukraine.

Oleksandr Skomarokhov (à gauche), directeur technique adjoint de la centrale nucléaire de Tchernobyl en charge de la gestion des déchets radioactifs, devant la nouvelle arche de confinement, un dôme métallique recouvrant le sarcophage du quatrième réacteur détruit de la centrale, le 9 avril 2026.
Devant le sarcophage recouvrant le quatrième réacteur détruit sous la nouvelle arche de confinement, à la centrale nucléaire de Tchernobyl (Ukraine), le 9 avril 2026.
Devant le sarcophage recouvrant le quatrième réacteur détruit sous la nouvelle arche de confinement, à la centrale nucléaire de Tchernobyl (Ukraine), le 9 avril 2026.

Le directeur de la centrale, Serhii Tarakanov, a rappelé que la situation était très « dangereuse ». « Si une roquette tombe, non seulement dans l’enceinte de confinement mais à seulement 200 mètres, cela créera un impact externe semblable à celui d’un séisme », s’est-il alarmé. « Et ce que l’accident de 1986 nous a montré, (…) c’est que les particules radioactives ne connaissent pas de frontières », a-t-il rappelé. Le coût de la restauration de l’arche du sarcophage de Tchernobyl (Ukraine), endommagé par un drone russe en 2025, s’élève « aux alentours de 500 millions d’euros », avait relevé en mars le ministre des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot.

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