Les boulangers et fleuristes indépendants pourront ouvrir « ce 1er mai », a annoncé ce 17 avril le Premier ministre Sébastien Lecornu, après avoir repoussé sine die une proposition de loi qui élargissait, pour ce jour férié, le travail à d’autres professions.
Les ouvertures de ces commerces se feront « évidemment » sur la base du « volontariat des salariés », a assuré le chef du gouvernement après avoir reçu les représentants des boulangers et fleuristes à Matignon.
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SONDAGE. 74% des Français souhaitent travailler le 1er mai
« Une instruction sera donnée à l’ensemble des services de l’État » pour que les commerces concernés ne soient pas verbalisés, a-t-il précisé.
750 euros d’amende par salarié
D’après notre récent sondage, 74 % des Français veulent pouvoir travailler pendant ce jour férié. Parmi les 11 jours fériés en France, le 1er mai est particulier puisqu’il est obligatoirement chômé pour tous les travailleurs avec maintien de la rémunération.
Les employeurs qui ne respectent pas cette réglementation s’exposent à une amende de 750 euros par salarié concerné. Depuis deux ans, certains cas de boulangeries et pâtisseries ouvertes à cette date et sanctionnées ont fait couler beaucoup d’encre, poussant les élus à se saisir de ce sujet.
Le Premier ministre a ainsi rappelé qu’un projet de loi serait présenté cette année pour encadrer le travail le 1er mai à partir de 2027.

