Le néolibéralisme a-t-il trahi le libéralisme ? Le débat entre Amine Messal et Kevin Brookes

Et si les meilleurs critiques du libéralisme étaient les libéraux eux-mêmes ? C’est le pari que fait Amine Messal dans son premier essai, Erreur sur la marchandise (Rue de l’échiquier). Pour ce normalien et ingénieur passé par l’École d’économie de Paris (PSE), le libéralisme contemporain aurait rompu avec la promesse des auteurs classiques tels Adam Smith, Alexis de Tocqueville, ou encore John Stuart Mill. Des néolibéraux comme Friedrich Hayek et Milton Friedman seraient coupables, à ses yeux, de trahir leur héritage.

Une lecture partielle et biaisée, lui oppose Kevin Brookes, directeur du think tank libéral GenerationLibre. Selon ce docteur en science politique et auteur d’une thèse sur la réception du néolibéralisme en France dans les années 1970, il existerait au contraire “une continuité intellectuelle évidente entre libéralisme classique et néolibéralisme”. Pour L’Express, les deux hommes confrontent leurs nombreux désaccords, au risque de se trouver quelques points communs insoupçonnés… Notamment sur la façon dont une partie de l’extrême droite tente de s’approprier l’étiquette “libérale”. Entretien croisé.

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