DÉCRYPTAGE – L’Espagne réclame la suspension de l’accord d’association UE-Israël. L’adoption de sanctions reste toutefois suspendue à l’évolution du consensus européen.
Israël est l’un des dossiers de politique étrangère les plus controversés au sein de l’Union européenne. Les divisions entre États membres sont telles que la voix de l’UE est généralement inaudible et que toute velléité d’action est paralysée. La guerre à Gaza avait donné lieu à d’intenses discussions à Bruxelles sur d’éventuelles sanctions contre l’État hébreu, qui n’ont jamais abouti. L’offensive au Liban, les actions violentes des colons en Cisjordanie, le vote de la peine de mort réservée aux terroristes palestiniens par la Knesset relancent ces tractations avec, veulent croire certains diplomates européens, une nouvelle dynamique. La défaite de Viktor Orban, en Hongrie, pourrait priver Israël de l’un de ses plus fervents alliés en Europe, tandis que l’Allemagne et l’Italie fléchissent dans leur soutien.
Pour autant, il ne faut pas s’attendre à des mesures fermes dans l’immédiat. Les ministres des Affaires étrangères, qui se retrouvent mardi à Luxembourg, vont se livrer à un nouvel examen…

Leave a Reply