DÉCRYPTAGE – La défaite de son principal allié européen, réduit la marge de manœuvre de la Russie vis-à-vis de l’UE.
La défaite électorale de Viktor Orban a logiquement été perçue comme une mauvaise nouvelle à Moscou ; les voix officielles et les analystes proches du Kremlin s’évertuant lundi à relativiser la portée de l’événement. « Les Hongrois ont fait leur choix. Nous respectons ce choix. Nous espérons pouvoir poursuivre nos contacts bien pragmatiques avec les nouveaux dirigeants hongrois », s’est borné à déclarer Dmitri Peskov, le porte-parole du président russe.
Pour Vladimir Poutine, qui ne s’est guère empressé pour réagir, Viktor Orban n’était pas un interlocuteur anodin. On ne décompte pas moins de seize rencontres entre les deux dirigeants durant les mandats du premier ministre hongrois, qui était encore en visite à Moscou au début du mois dernier. Des rencontres au sommet ostensiblement chaleureuses lors desquelles le Hongrois, – seul sur cette ligne dans l’Union européenne avec son homologue slovaque – n’hésitait pas à démontrer son soutien aux positions russes.
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