“Bandi renouvelle le genre” : Eric et Capucine Rochant évoquent la série Netflix numéro 1 – Télé-Loisirs

Dévoilée le 9 avril dernier sur Netflix, Bandi tranche avec les canons des séries de gangsters. Racontant l’évolution criminogène d’une famille après le décès de la mère, c’est au cœur de la Martinique qu’elle tisse sa toile.

Créée par Eric Rochant, derrière Le Bureau des légendes, et sa fille Capucine, la fiction a de sérieux atouts pour trouver son public. Forte de nombreux auteurs et d’acteurs locaux, elle donne à voir un récit choral comme aucun autre. Une véritable curiosité, présentée par ses créateurs au micro de Télé-Loisirs.

Pourquoi avoir mis le cap sur la Martinique pour tourner cette nouvelle série ?

Capucine Rochant : Avant d’aller en Martinique, on oscillait dans l’idée de faire une série de genre, de gangsters… On pensait à Top Boy, mais aussi à des séries comme Shameless, qui collent à notre univers, entre humour et famille. On est parti de cette envie de raconter l’histoire d’une famille très nombreuse et d’inscrire cette histoire dans un univers nouveau pour nous et pour le paysage de la fiction française.

Eric Rochant : Le paysage de la fiction tout court, car il y en a pas tellement !


©Netflix

En effet, l’île est très peu visible à l’écran…

C.R : Oui, ça renouvelle le genre, ça renouvelle les paysages, la culture et forcément, les histoires que ça génère. On avait envie de nouveauté, que ce soit en tant que spectateur ou scénariste. C’est pour ça que les Antilles nous sont apparues comme une bonne idée ! En faisant nos recherches et en rencontrant très vite deux personnes très importantes pour le projet, Khris Burton et Gwenola Balvel, ça a confirmé la richesse que ça apporterait de s’implanter là-bas… Après, on ne s’est plus arrêté !

On compte une vraie richesse en termes de personnages. Pourquoi avoir choisi de miser sur une famille aussi nombreuse ?

C.R : On ne s’en est pas rendu compte au début ! (rires)

E.R : Parmi ces personnages, il y a trois enfants, les plus petits, qui font corps. Donc ça réduit un peu le nombre. Même s’ils ont chacun leur personnalité et qu’ils sont adorables, ils sont presque considérés comme un seul personnage.

C.R : Après, s’il y a d’autres saisons, il va falloir les faire grandir, les développer !


©Netflix

Est-il compliqué de travailler sur un tel projet entre père et fille ?

C.R : Ce n’est pas la première fois qu’on bosse ensemble. J’ai travaillé sur Le Bureau des légendes à partir de la saison 2, en tant que scénaristes, en réalisant des petites séquences, en travaillant sur des choses annexes… Cela permet de se rendre compte de tout le processus de fabrication d’une série. Par contre, c’est la première fois qu’on crée une série ensemble. Je n’ai d’ailleurs pas le souvenir d’une engueulade au travail…

E.R : On peut parfois s’engueuler, mais pas pour des raisons professionnelles (rires). Là, on est showrunner, on supervise tout ensemble.

Les Lafleur paraissent plus vrais que nature. Comment les auteurs locaux ont-ils aidé à dessiner les membres du clan ?

C.R : Khris Burton, Gwenola Balmelle et tous les autres auteurs apportent beaucoup dans l’écriture. Chacun amène son vécu et s’inspire de lui-même, donc forcément, ça se voit. Dans les détails, la configuration d’une scène, un décor, le dialogue, les situations… La recherche de réalisme et d’authenticité vient de là, mais aussi des acteurs.

E.R : Au départ, on est parti d’un certain type de personnages, en dehors de la Martinique. Le malin, le calculateur, le discret, le foufou qui fout le bordel inspiré de Robert De Niro dans Mean Streets… Quelque chose d’assez universel. On a d’abord eu nos archétypes et après, comme ils sont Martiniquais, ils ont donné autre chose. C’est là que les auteurs nous ont aidés, ils nous ont donné la couleur martiniquaise de ces personnages-là.

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