« Aucune solution n’est en vue » : au Soudan, trois ans d’une guerre sans fin

RÉCIT – Le conflit, qui oppose l’armée à une puissante milice, menace le pays de partition.

Quand, en avril 2023, des combats éclatent dans Khartoum entre deux branches du pouvoir, beaucoup s’attendent à ce que cette poussée de violence soit brève. Trop de disparité de force, trop d’intérêts communs, pense-t-on. Trois ans plus tard, les combats entre l’armée régulière qui soutient le président de transition, le général al-Burhan, et les Forces de soutien rapide (FSR) du général Dagalo – dit Hemedti – ont gagné tout le pays. « La guerre civile gagne en intensité et aucune solution n’est en vue », analyse l’International Crisis Group (ICG) dans un rapport. « Ça va durer tant que l’un des deux n’est pas à terre. La haine entre ces deux chefs de guerre, qui se connaissent depuis des années, est trop personnelle pour qu’il en soit autrement », estime le spécialiste du Soudan Suliman Baldo.

Ce conflit, qui est né des tensions au sein du pouvoir de transition mis en place après la chute du dictateur Omar el-Béchir en 2019, a ravagé le Soudan, en faisant l’épicentre de la plus…

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