REPORTAGE – Malgré l’accord qui prévoit l’arrêt des combats durant 10 jours, l’armée israélienne a annoncé maintenir ses positions dans le sud du Liban.
Il est 10 heures et la rue de Haret-Hraik, à Dahiyé, est presque déserte. Placardées sur un pan de mur ayant survécu au souffle du bombardement, cinq photos du défunt secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah fixent la scène en souriant. Un tas de gravats haut de trois étages dégueule tiges métalliques, matelas et prises électriques – entre autres vestiges de vies exilées, ou arrachées. Au sommet de cet immeuble bombardé le 6 mars, un panneau jaune, couleur de l’organisation chiite, trône. « Laisse la montagne et ne sois pas triste, ici c’est Dahiyé », y est-il inscrit. Dans ce dédale, une des seules rues auxquelles les journalistes ont accès ce vendredi, il règne un calme rare. Il est épargné par le son des drones qui occupent habituellement le ciel de Beyrouth.
Dans leur épicerie, Saleh et Hussein sont penchés sur un tableau électrique qui n’alimente plus rien. Comme 1,2 million d’autres personnes, ils ont été déplacés de force par les ordres d’évacuation et les frappes d’Israël…

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