DÉCRYPTAGE – Plusieurs patrons de PME françaises se disent enclins à nouer des partenariats, mais déplorent le manque de soutien étatique, à la différence de leurs voisins européens.
Dans l’aide militaire à l’Ukraine, les Français sont à la traîne. Avec la création du « fonds Lecornu » en 2022, par lequel Kiev peut commander directement du matériel militaire auprès d’industriels français, plusieurs grands groupes – car c’est surtout pour eux que fut taillé ce mécanisme financier – avaient d’abord été très présents. Depuis, ils ont largement diminué leurs activités en direction de l’Ukraine. Sans compter que les Ukrainiens, aujourd’hui, ont moins besoin de chars et de canons César que de drones, brouilleurs, véhicules blindés et autres munitions, adaptés au nouveau champ de bataille. Des technologies que les start-ups qui ont essaimé en Ukraine – ou qui ont redirigé leurs activités du domaine civil vers le militaire – développent elles-mêmes, et sur lesquelles travaillent aussi des PME ouest européennes, y compris Françaises.
Plusieurs groupes européens ont donc pris le parti de travailler avec ces entreprises ukrainiennes. Certains établissent un point d’attache…

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