Cessez-le-feu entre Israël et le Liban : Berlin veut croire à un « avenir entre bons voisins »
L’Allemagne veut croire à un « avenir entre bons voisins » après l’annonce jeudi d’un cessez-le-feu entre le Liban et Israël incluant le Hezbollah pro-iranien, a réagi son ministre des affaires étrangères.
La trêve de dix jours avec effet à partir de 23 heures à Paris annoncée par Donald Trump « peut offrir aux populations des deux côtés de la frontière un répit important », a déclaré Johann Wadephul dans un communiqué.
Les négociations directes engagées mardi à Washington, les premières du genre depuis 1993, « ouvrent la perspective d’un futur entre bons voisins » à condition de prendre en compte « deux exigences : les intérêts sécuritaires légitimes d’Israël et le droit du Liban à l’intégrité territoriale et à la souveraineté », a-t-il souligné.
Les deux parties doivent désormais travailler à des accords « sur la sécurisation de la frontière, la protection des civils des deux côtés de la Ligne bleue ainsi que la sécurité des casques bleus » de la Finul, a-t-il développé.
« Une sécurité durable dans la région ne sera possible qu’avec un désarmement effectif du Hezbollah », estime encore Berlin pour qui il appartient désormais au gouvernement libanais « de le mettre effectivement en œuvre ». M. Wadephul « remercie les États-Unis pour leur engagement en tant que médiateurs, en particulier ces derniers jours ».
