La mort de Diego Maradona pouvait-elle être évitée ? Son équipe médicale s’est-elle rendue coupable de son décès par négligence, voire pire par des actes volontaires ? Le procès sur les causes de la mort de l’ancienne légende du football s’est ouvert mardi 14 avril à San Isidro, en banlieue de Buenos Aires. Le 25 novembre 2020, l’ex-meneur du jeu était retrouvé sans vie sur un lit médicalisé d’une résidence privée de Tigre, à une trentaine de kilomètres au nord de la capitale.
Le diagnostic : arrêt cardiorespiratoire lié à un œdème aigu du poumon. Son état de santé s’était largement dégradé, marqué par l’opération d’un hématome à la tête quelques semaines plus tôt et une hospitalisation. Objet de toutes les dévotions dans son pays pour ses prouesses sur le terrain, l’homme, alors âgé de 60 ans, était aussi connu pour ses excès.
« Un an plus tard, [on se retrouve] dans la même salle, avec les mêmes parties », a regretté le procureur Patricio Ferrari, mardi, alors qu’il présentait les arguments de l’accusation. Il y a 13 mois, le 11 mars 2025, s’ouvrait le premier procès sur la mort de Diego Maradona. Deux mois, 20 audiences et 44 témoins entendus plus tard, celui-ci était annulé dans un climat à l’image de la vie de l’ancien joueur, teinté de scandale. Le tournage d’un documentaire sur le procès, à l’insu de tous et avec une des juges, Julieta Makintach, en vedette, venait de fuiter dans la presse. Le nom du projet : « Justice divine. »
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