{"id":6723,"date":"2026-04-12T13:55:04","date_gmt":"2026-04-12T13:55:04","guid":{"rendered":"https:\/\/akhbaronline.co\/hunter\/la-chronique-de-sophie-iborra-cette-guerre-est-celle-de-trop-hiba-tawaji-chanteuse\/"},"modified":"2026-04-12T13:55:07","modified_gmt":"2026-04-12T13:55:07","slug":"la-chronique-de-sophie-iborra-cette-guerre-est-celle-de-trop-hiba-tawaji-chanteuse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/akhbaronline.co\/hunter\/la-chronique-de-sophie-iborra-cette-guerre-est-celle-de-trop-hiba-tawaji-chanteuse\/","title":{"rendered":"La chronique de Sophie Iborra. \u00ab\u202fCette guerre est celle de trop\u202f\u00bb (Hiba Tawaji, chanteuse)"},"content":{"rendered":"<div id=\"ob-article-body\">\n<div id=\"\" class=\"BodyText-module__bIiUOq__body-text\">\n<p>Sur sc\u00e8ne, elle passe d\u2019une langue \u00e0 l\u2019autre comme on change de souffle. L\u2019arabe, le fran\u00e7ais, l\u2019anglais. Trois langues, trois mani\u00e8res de chanter le monde, mais une seule ligne\u2009: celle d\u2019une artiste qui ne choisit pas entre ses appartenances. Hiba Tawaji est n\u00e9e au Liban et vit aujourd\u2019hui en France, o\u00f9 elle est devenue m\u00e8re.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"\" class=\"BodyText-module__bIiUOq__body-text\">\n<p>Elle pourrait parler d\u2019exil mais pr\u00e9f\u00e8re \u00e9voquer un \u00e9quilibre\u2009: \u00ab\u202f<em>Le Liban, c\u2019est comme ma m\u00e8re, <\/em>explique-t-elle. <em>Et la France comme mon mari, parce que je l\u2019ai choisie.<\/em>\u202f\u00bb L\u2019attachement, le choix, cette mani\u00e8re de vivre entre deux rives sans jamais renier l\u2019une pour l\u2019autre laissent appara\u00eetre une identit\u00e9 complexe. Car si sa double culture ne se superpose pas, elle peut n\u00e9anmoins l\u2019interroger.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"rounded-lg border-l-8 p-6 lt:text-secondary ltd:text-ltd-secondary ac:text-ac-secondary lt:bg-lt-secondary-10 lt:border-lt-secondary ltd:bg-neutral-30 ltd:border-ltd-secondary ac:bg-neutral-30 ac:border-ac-secondary\">\n<p class=\"text-[12px] mb-2 font-bold\">A LIRE AUSSI<\/p>\n<p class=\"text-[20px] leading-[120%] text-lt-primary-dark font-slab font-bold ac:font-ac-slab\">La chronique de Sophie Iborra. \u00ab\u00a0On m\u2019a appris \u00e0 dire non\u00a0\u00bb (Marilou Berry, actrice, com\u00e9dienne et r\u00e9alisatrice)<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"\" class=\"BodyText-module__bIiUOq__body-text\">\n<p>Hiba confie se poser souvent les m\u00eames questions\u2009: qui est-elle vraiment\u2009? O\u00f9 est sa place\u2009? En France, elle reste une \u00e9trang\u00e8re\u2009; au Liban, celle qui vit ailleurs. Un entre-deux parfois inconfortable qu\u2019elle apprend peu \u00e0 peu \u00e0 apprivoiser. Au moment de chanter, ce tiraillement s\u2019exprime jusque dans l\u2019intention de sa voix, car\u202felle n\u2019y d\u00e9ploie pas les m\u00eames nuances\u2009: \u00ab<em>\u202fEn arabe, ma langue maternelle, je suis plus libre, plus affirm\u00e9e, plus engag\u00e9e. En revanche, en fran\u00e7ais, je suis davantage dans une forme de douceur et de retenue<\/em>.\u202f\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"\" class=\"BodyText-module__bIiUOq__body-text\">\n<p>Comme si chaque langue r\u00e9v\u00e9lait une part diff\u00e9rente d\u2019elle-m\u00eame. Mais ce va-et-vient entre les mondes ne se fait pas sans heurts. Grandir au Liban, dit-elle, imprime quelque chose de durable\u2009: \u00ab\u202f<em>J\u2019ai encore du mal aujourd\u2019hui \u00e0 me projeter, \u00e0 planifier des choses simples.\u202f<\/em>\u00bb Comme si l\u2019histoire de son pays s\u2019inscrivait, malgr\u00e9 elle, dans une forme d\u2019incertitude permanente.<\/p>\n<\/div>\n<p><!--$--><!--\/$--><\/p>\n<p><iframe data-testid=\"embed-iframe\" style=\"border-radius: 12px;\" src=\"https:\/\/open.spotify.com\/embed\/episode\/4QPMJTxxiGqhyCQbFNLstx?utm_source=generator\" width=\"100%\" height=\"152\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"\" allow=\"autoplay; clipboard-write; encrypted-media; fullscreen; picture-in-picture\" loading=\"lazy\"><\/iframe><\/p>\n<div id=\"\" class=\"BodyText-module__bIiUOq__body-text\">\n<p>Le Liban, pays r\u00e9silient\u2009? La chanteuse pr\u00e9f\u00e8re nuancer cette r\u00e9putation qui finit par masquer une r\u00e9alit\u00e9 plus simple\u2009: celle d\u2019un peuple qui aspire \u00e0 autre chose qu\u2019\u00e0 survivre\u2009: \u00ab\u202f<em>Nous sommes fatigu\u00e9s de devoir reconstruire sans cesse apr\u00e8s des conflits qui nous d\u00e9passent. Cette guerre est celle de trop. Nous demandons simplement le droit de vivre en paix.\u202f<\/em>\u00bb<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"bg-neutral-10 p-8 flex flex-row gap-8 justify-between\">\n<div><span class=\"uppercase text-xl font-semibold text-neutral-60\">Newsletter<\/span><\/p>\n<h3 class=\"text-[24px] font-slab font-bold ac:font-ac-slab mb-6\">La Tribune Dimanche<\/h3>\n<p class=\"text-2xl mb-8\">Chaque dimanche, l\u2019essentiel de l\u2019actualit\u00e9 \u00e9conomique, politique et soci\u00e9tale.<\/p>\n<p><button type=\"button\" aria-busy=\"false\" aria-pressed=\"false\" aria-label=\"S'inscrire \u00e0 la newsletter La Tribune Dimanche\" class=\"text-[14px]! leading-0 font-medium font-inter! h-[32px] px-[12px] py-[8px] rounded-[4px] border transition-colors duration-100 group disabled:opacity-50 disabled:pointer-events-none border-primary bg-primary text-neutral-10 hover:bg-lt-primary-20\"><span class=\"block md:hidden\">S&#8217;inscrire<\/span><span class=\"hidden md:block md:group-hover:hidden\">S&#8217;inscrire<\/span><span class=\"hidden md:group-hover:block\">S&#8217;inscrire<\/span><\/button><\/div>\n<div class=\"my-auto\">\n<div class=\"relative\" style=\"width:100px;height:100px\"><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div id=\"\" class=\"BodyText-module__bIiUOq__body-text\">\n<p>Et puis il y a Beyrouth, qu\u2019elle porte en elle. \u00ab<em>\u202fCe n\u2019est pas une ville, c\u2019est une \u00e2me\u202f<\/em>\u00bb, dit-elle avec tendresse. Elle parle de ses habitants, de son chaos, de sa vitalit\u00e9. De cette mani\u00e8re de tenir, co\u00fbte que co\u00fbte. Dans cette histoire, les femmes occupent une place centrale. Elle \u00e9voque sa m\u00e8re, mais aussi toutes celles qui, malgr\u00e9 les \u00e9preuves, continuent d\u2019avancer. \u00ab\u202f<em>Elles n\u2019ont pas d\u2019autre choix<\/em>\u202f\u00bb, dit-elle avec lucidit\u00e9.<\/p>\n<\/div>\n<p><h2>Son engagement, une responsabilit\u00e9<\/h2>\n<\/p>\n<div id=\"\" class=\"BodyText-module__bIiUOq__body-text\">\n<p>Son rapport \u00e0 l\u2019engagement na\u00eet progressivement\u2009: \u00ab\u202f<em>Au d\u00e9but, je chantais pour moi parce que la musique me faisait du bien<\/em>.\u202f\u00bb Puis elle comprend que sa voix peut porter plus loin que sa propre histoire. Elle pense aux femmes qui n\u2019ont pas la possibilit\u00e9 de s\u2019exprimer, \u00e0 celles pour qui la parole reste entrav\u00e9e. Elle se souvient de ce concert en Arabie saoudite, en 2018, o\u00f9 elle est la premi\u00e8re femme autoris\u00e9e \u00e0 chanter sur sc\u00e8ne.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"\" class=\"BodyText-module__bIiUOq__body-text\">\n<p>Un moment qu\u2019elle \u00e9voque sans emphase, mais dont elle mesure la port\u00e9e. Pour elle, l\u2019art ne transforme pas directement le monde. Il agit autrement\u2009: \u00ab<em>\u202fIl ouvre les c\u0153urs, nous oblige \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir et \u00e0 aller vers les autres.<\/em>\u202f\u00bb C\u2019est l\u00e0, pense-t-elle, que le changement peut commencer. Un engagement qu\u2019elle ne revendique pas comme un combat frontal, mais comme une responsabilit\u00e9. Celle de rassembler plut\u00f4t que de diviser.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"rounded-lg border-l-8 p-6 lt:text-secondary ltd:text-ltd-secondary ac:text-ac-secondary lt:bg-lt-secondary-10 lt:border-lt-secondary ltd:bg-neutral-30 ltd:border-ltd-secondary ac:bg-neutral-30 ac:border-ac-secondary\">\n<p class=\"text-[12px] mb-2 font-bold\">A LIRE AUSSI<\/p>\n<p class=\"text-[20px] leading-[120%] text-lt-primary-dark font-slab font-bold ac:font-ac-slab\">La chronique de Sophie Iborra. \u00ab\u202fJe veux que le temps qu\u2019il me reste soit utile\u202f\u00bb (Roselyne Bachelot-Narquin, ancienne ministre)<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"\" class=\"BodyText-module__bIiUOq__body-text\">\n<p>Dans son intimit\u00e9 aussi, cette question de l\u2019\u00e9quilibre demeure. Elle partage son quotidien avec le trompettiste et compositeur Ibrahim Maalouf. Un lien qui lui donne la libert\u00e9 d\u2019\u00eatre elle-m\u00eame. \u00ab\u202f<em>Entour\u00e9e d\u2019amour, on s\u2019autorise \u00e0 \u00eatre vuln\u00e9rable<\/em>\u202f\u00bb, confie-t-elle.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"\" class=\"BodyText-module__bIiUOq__body-text\">\n<p>Deux artistes, deux trajectoires qu\u2019ils veillent \u00e0 ne pas confondre\u2009: \u00ab\u202f<em>L\u2019ind\u00e9pendance au sein d\u2019un couple est primordiale.\u202f<\/em>\u00bb Leur premier projet commun, en pr\u00e9paration, un album de reprises des grandes chansons fran\u00e7aises autour de l\u2019amour, s\u2019inscrit dans cette logique\u2009: un point de rencontre, choisi, entre leurs deux univers.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"\" class=\"BodyText-module__bIiUOq__body-text\">\n<p>En attendant, la voix de Hiba Tawaji continue de porter au-del\u00e0 des fronti\u00e8res la douceur et la fracture, l\u2019intime et le collectif, le pass\u00e9 et le pr\u00e9sent. Une voix qui ne tranche pas entre les mondes mais les fait dialoguer.\u202f<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><a href=\"https:\/\/www.latribune.fr\/article\/la-tribune-dimanche\/opinions\/3024809806628814\/la-chronique-de-sophie-iborra-cette-guerre-est-celle-de-trop-hiba-tawaji-chanteuse\">Source link <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sur sc\u00e8ne, elle passe d\u2019une langue \u00e0 l\u2019autre comme on change de souffle. L\u2019arabe, le fran\u00e7ais, l\u2019anglais. Trois langues, trois mani\u00e8res de chanter le monde, mais une seule ligne\u2009: celle d\u2019une artiste qui ne choisit pas entre ses appartenances. Hiba Tawaji est n\u00e9e au Liban et vit aujourd\u2019hui en France, o\u00f9 elle est devenue m\u00e8re. 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