Washington a levé mercredi 1er avril les sanctions qu’il avait imposées à l’encontre de la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, la retirant de sa liste noire via une publication sur le site du service gouvernemental chargé des sanctions économiques (Ofac).
La décision a été saluée par Delcy Rodriguez comme « un pas dans la voie de la normalisation et du renforcement des relations » entre les deux pays. « Nous avons confiance que cette avancée permettra la levée des sanctions en vigueur contre » le Venezuela, a-t-elle ajouté sur les réseaux sociaux.
Il y a quasiment trois mois jour pour jour, les Etats-Unis ont capturé lors d’une opération militaire à Caracas le président Nicolas Maduro, désormais déchu. Depuis, la vice-présidente Delcy Rodriguez assume la présidence par intérim et multiplie les concessions et gestes d’apaisement à l’égard des Etats-Unis, tandis que Donald Trump répète à l’envi que c’est lui qui dirige désormais de facto le pays depuis Washington.
Discours anti-impéraliste en sourdine
Il entend notamment avoir son mot à dire sur l’exploitation des immenses réserves pétrolières du pays. L’Ofac, qui dépend du ministère américain des finances, lève d’ailleurs par étapes l’embargo mis en place en 2019 sur l’or noir du pays.
Sous pression américaine, Mme Rodriguez a, quant à elle, mis en sourdine le discours « anti-impérialiste » très présent avant l’attaque américaine. Et depuis janvier, elle a procédé à une révision de la loi sur les hydrocarbures ouvrant le secteur au privé, promulgué une amnistie devant permettre la libération de tous les prisonniers politiques et annoncé une réforme judiciaire.
Lundi, les Etats-Unis ont annoncé la reprise des opérations de leur ambassade au Venezuela, sept ans après sa fermeture. Les sanctions américaines contre Mme Rodriguez impliquaient un gel des avoirs éventuellement détenus par elle aux Etats-Unis et interdisaient aux entreprises et citoyens américains de commercer avec elle.
