C’était, au lendemain du second tour des Municipales, la question qui brûlait toutes les lèvres : qui pour présider la métropole Aix-Marseille Provence ? Qui surtout pour prendre la suite de Martine Vassal, qui, après l’échec de sa candidature à la mairie de Marseille, a renoncé à briguer un nouveau mandat ?
Une question d’autant plus prégnante que la Métropole – première de France par sa superficie, deux fois plus grande que celle de Londres et trois fois plus étendue que New-York – est depuis sa naissance en 2016 vécue comme un « machin » inadapté, décrié autant par les maires, privés de certaines prérogatives, que par les citoyens, qui ont bien du mal à en percevoir autant l’intérêt que la pertinence.
Il faut dire qu’avec ces 92 communes, un découpage à cheval sur trois départements, cette métropole a bien du mal à trouver sa légitimité et sa cohérence. Et c’est cela qu’elle traîne comme un poids depuis maintenant dix ans.
Durant la campagne, déjà, Martine Vassal s’était engagée à une réforme, pour, précisément tenter de contenter les maires concernés.
Sa décision de ne pas se soumettre à un nouveau mandat rebat donc les cartes. Qui pour Aix-Marseille Provence ? Qui pour piloter ce vaste EPCI, établissement public de coopération intercommunale, ce qui, d’une certaine manière définit sa mission ? Le nom, un temps, de Sophie Joissains, la maire réélue d’Aix-en-Provence, a émergé. On savait sa mésentente avec Martine Vassal sur ce que doit être Aix-Marseille Provence. Sa candidature ne semblait pas irréaliste.
Un nom pourtant, s’est rapidement détaché ces derniers jours. Celui de Nicolas Isnard, le maire de Salon-de-Provence. Déjà vice-président métropolitain, il préside également l’EPF, l’Éablissement public foncier régional. Surtout, Nicolas Isnard fait consensus. Sophie Joissains dit partager la même vision de la métropole. Et Benoît Payan, le maire de Marseille, aussi.

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