Manifestement, le feuilleton parlementaire du budget 2026 a laissé des traces chez les patrons d’entreprises de taille intermédiaire (ETI) — sociétés qui réalisent entre 50 millions et 1,5 milliard d’euros de chiffres d’affaires. C’est ce qui est ressorti des échanges que 150 d’entre eux ont eus, mercredi 1er avril, à l’initiative de Gabriel Attal et du groupe Ensemble pour la République (EPR), à l’Assemblée nationale.
« On est parvenu à sauver le pacte Dutreil, le crédit impôt recherche… Malheureusement, on a eu un certain nombre de défaites. On n’a pas réussi à empêcher le gouvernement de faire cette surtaxe d’impôts sur les sociétés, même si on a réussi à en exempter les ETI à travers un amendement qui a été porté par notre groupe », a défendu l’ancien Premier ministre, redevenu député des Hauts-de-Seine.
Les débats autour du pacte Dutreil — un mécanisme fiscal qui facilite la transmission des entreprises familiales — ont particulièrement marqué l’auditoire. « Ça nous a affolés », a même dit l’un d’eux, présent à côté de sa fille à laquelle il a déjà transmis une partie de son entreprise de transport. Et ce, même si le dispositif a finalement connu une réforme plutôt légère, visant surtout à stopper les potentiels abus. La taxe sur les holdings, réduite à une taxe sur les biens somptuaires, a elle aussi beaucoup inquiété le patronat.
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