LA TRIBUNE – Quelles sont les raisons pour lesquelles la commission de l’Industrie, de la Recherche et de l’Énergie (ITRE) est particulièrement attentive aux nombreux projets menés dans le sud de la France tels que ceux menés au sein du Port de Marseille-Fos, le démonstrateur industriel de production d’hydrogène vert à partir d’énergies renouvelables Jupiter 1000 ou encore le projet international de fusion nucléaire ITER ?
JÖRGEN WARBORN – Le Sud de la France revêt une importance particulière pour les travaux de la commission ITRE, car il concentre de nombreux enjeux au cœur de l’agenda européen : compétitivité, énergie propre, décarbonisation, innovation nucléaire et recherche de pointe.
ITER, par exemple, rassemble des chercheurs et des experts de premier plan venus du monde entier. Leurs travaux contribueront à la future stratégie de l’UE en matière de fusion, aidant ainsi à positionner l’Europe à l’avant-garde du développement mondial de la fusion et à accélérer la transition vers l’énergie de fusion commerciale dans l’UE. ITER intègre également une dimension de politique industrielle dans son mandat, avec la participation de l’industrie et des PME.
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Le port de Marseille-Fos, site clé pour la décarbonation du territoire, pourrait-il voir se déployer des petits réacteurs nucléaires, implantables là où des centrales nucléaires ne le peuvent pas, de façon plus rapide et sur mesure, comme évoqué par le président de la République et en quoi la loi sur l’accélérateur industriel (IAA), proposée par la commission, visant à accroître la demande de technologies et de produits à faible intensité de carbone pourrait-elle accélérer la décarbonation de ses activités industrielles ?
