La production de véhicules électriques en France « monte en charge », selon la note de conjoncture de l’Insee publiée ce mardi. Elle a « fortement progressé » : +74 % entre 2021 et 2025, et +27,3 % pour les véhicules hybrides (rechargeables et non rechargeables), contre une diminution de 11,8 % pour les véhicules thermiques.
Leur part (électriques et hybrides réunies) a « crû de manière significative », passant de quatre véhicules sur dix (42 %) produits en 2021 à plus de la moitié sur l’année 2025 (54 %). Avec une progression plus rapide pour les véhicules électriques, qui sont passés de 13,6 % de la production de véhicules particuliers en 2021 à 21,4 % sur l’année 2025, contre 28 % à 32,2 % pour les hybrides.
« En 2025, plus de 330 000 véhicules particuliers électriques neufs ont été immatriculés en France, soit 19,9 % des véhicules particuliers immatriculés dans l’année », indique par ailleurs l’Insee. Soit le double par rapport à 2021 (moins de 10 % du marché).
Mais malgré cette montée en charge, « la France reste importatrice nette de véhicules électriques », souligne l’Insee. « En 2025, le nombre de véhicules particuliers électriques neufs immatriculés a été 1,5 fois supérieur à la production (216 000 véhicules particuliers électriques produits contre 331 000 immatriculés). »
Plus des deux tiers des véhicules électriques importés proviennent d’un pays européen, en premier lieu d’Allemagne, qui représente un tiers à elle seule. Au classement des pays dont la France importe le plus de voitures électriques arrive ensuite la Chine (21,8 %). « Ce phénomène provient en partie de la production opérée par certains constructeurs occidentaux, l’origine des véhicules importés ne traduisant pas systématiquement la nationalité du constructeur », explique l’Insee.

