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  • « Je veux faire de Barilla le leader des pâtes et des sauces en France »

    « Je veux faire de Barilla le leader des pâtes et des sauces en France »

    La gastronomie italienne, cela fait plus de 30 ans qu’elle lui colle à la peau. Depuis son premier job et sa première expérience à l’étranger, notamment, au début des années 1990. C’est à ce moment, à Rome, que Frédéric Bodereau, le nouveau président « Europe de l’Ouest » de Barilla depuis le 4 février, raconte avoir découvert que les pâtes, ce n’étaient pas que les coquillettes au beurre de son enfance franco-française. Et qu’elles pouvaient être sublimées par des légumes du Sud quasi exotiques à ses yeux, tels que les aubergines ou les courgettes. C’est aussi pendant cette année et demie qu’il découvre, comme consommateur, l’histoire et le poids local de Barilla en Italie, et qu’il commence à caresser l’idée d’y travailler un jour.

    Le rêve se concrétise cinq ans plus tard, lorsqu’il entre dans la filiale française de Barilla comme contrôleur financier, pour ensuite gravir les divers échelons de la multinationale, d’abord comme directeur financier, puis, depuis 2018, comme directeur général du Benelux. Désormais à la tête aussi du marché français – le deuxième du groupe après l’Italie –, Frédéric Bodereau ne cache pas l’ampleur de son ambition : dépasser dans l’Hexagone la position de challenger dans laquelle Barilla est coincé depuis 50 ans, et y devenir le leader des pâtes et des sauces qu’il est déjà au niveau mondial. 

    « Notre objectif est de faire croître de nouvelles catégories »

    « En trois ou quatre ans, c’est possible », estime Frédéric Bodereau, en s’appuyant sur les récents succès de la marque italienne, dont « l’écart avec le leader du marché des sauces (Panzani, ndlr) est passé de 21 points à moins de 5 en 10 ans ». Pour y arriver, Barilla mise sur l’appétence des Français pour la cuisine italienne, qui dans son ensemble génère 3,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an, et dont le groupe soigne son image d’«ambassadeur». Mais aussi sur le développement permanent de nouveaux produits, afin de conquérir de nouveaux consommateurs. « Plutôt que de redistribuer les parts du marché, notre objectif est de faire croître nos catégories », explique Frédéric Bodereau.

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