Les informations à retenir
Quels sont les principaux postes de dépenses qui creusent le déficit américain ?
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Les dépenses obligatoires captent 60 % du budget, portées par la protection sociale et la santé pour les plus de 65 ans.
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Le budget de la défense pourrait bondir de 68 % en deux ans pour atteindre 1 500 milliards de dollars en 2027 si le Congrès valide le projet de la Maison-Blanche.
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La charge de la dette devient un poste majeur, consommant 14 % du budget national, soit presque autant que le programme de santé Medicare.
39 000 milliards de dollars (environ 33 500 milliards d’euros) : tel est le niveau colossal de la dette des États-Unis, selon les autorités américaines. Ce qui en fait le montant le plus élevé du monde en valeur.
Cette dette a suivi une hausse quasi continue sur ces cinquante dernières années. Elle a été multipliée par 78 par rapport à 1976, où elle s’élevait à 500 milliards de dollars, selon les chiffres du bureau du budget du Congrès américain (CBO). Et les projections de cette agence fédérale tablent sur une poursuite de cette tendance : la dette devrait dépasser les 56 milliards de dollars en 2036.
Si bien que, de 101 % du produit intérieur brut (PIB) en 2026, la dette atteindrait 120 % dix ans plus tard, du jamais vu dans l’histoire du pays. Elle surpasserait, et de loin, son précédent record, établi à 106 % du PIB en 1946, post-Seconde Guerre mondiale.
Des dépenses sociales et des intérêts qui s’envolent
Comme ailleurs dans le monde, les États-Unis s’endettent par des dépenses supérieures aux recettes. Ce qui a de quoi étonner dans un pays où les services publics ne sont pas légion : une grande partie des frais d’éducation ou encore de santé sont à la charge des citoyens américains.
Sur les 7 000 milliards de dollars de dépenses de l’État en 2025, plus de la moitié – 4 200 milliards, soit 60 % – ont toutefois été des dépenses obligatoires. Et la grande majorité a été allouée aux programmes d’aide sociale, dont le système de sécurité sociale (1 600 milliards), l’assurance santé Medicare, réservée aux personnes âgées et aux invalides (988 milliards), ou le programme Medicaid, qui couvre les frais médicaux des personnes modestes (668 milliards). Des dépenses qui ont fortement augmenté ces dernières années, notamment sous l’effet du vieillissement de la population.
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