Tag: Trump

  • đź”´ Guerre en Iran, report de l’ultimatum de Donald Trump, consommation de charbon… L’essentiel de l’actualitĂ© ce vendredi 27 mars

    đź”´ Guerre en Iran, report de l’ultimatum de Donald Trump, consommation de charbon… L’essentiel de l’actualitĂ© ce vendredi 27 mars

    Bonjour Ă  tous, nous sommes le vendredi 27 mars 2026. Bienvenue dans l’Essentiel de La Tribune. À la Une de l’actualitĂ© ce matin, Donald Trump reporte son ultimatum Ă  l’Iran au lundi 6 avril. Pendant ce temps, la Chine a annoncĂ© vouloir « renforcer » sa coopĂ©ration avec les États-Unis. Enfin, trois sites australiens de production de gaz mis Ă  l’arrĂŞt Ă  cause d’un cyclone.

    📍Trump repousse de nouveau son ultimatum dans la guerre contre l’Iran

    Donald Trump a fait savoir sur son rĂ©seau Truth Social qu’il suspendait « à la demande du gouvernement iranien (…) pour dix jours la destruction de centrales Ă©lectriques, jusqu’au lundi 6 avril Ă  20H00, heure de Washington ».

    « Les discussions se poursuivent et, contrairement Ă  ce que disent les mĂ©dias menteurs (…), elles se passent très bien », a-t-il ajoutĂ©.

    Après quasiment quatre semaines d’une guerre qui embrase le Moyen-Orient et fait flamber les cours du pĂ©trole, l’Iran ne plie pas tandis que Washington semble chercher une porte de sortie diplomatique.

    👉 Pour aller plus loin : Ultimatum dans le dĂ©troit d’Ormuz, plan amĂ©ricain… Le point sur les nĂ©gociations entre les États-Unis et l’Iran

    📍Commerce : la Chine veut « renforcer » la coopération avec les États-Unis

    La Chine souhaite « renforcer » la coopĂ©ration Ă©conomique avec les États-Unis afin notamment d’Ă©viter toute « concurrence malsaine », a indiquĂ© son ministre du Commerce Wang Wentao lors d’une rencontre avec le reprĂ©sentant amĂ©ricain au Commerce, Jamieson Greer.

    Les deux premières Ă©conomies mondiales se sont livrĂ©es en 2025 une âpre bataille commerciale aux retombĂ©es globales, avant une trĂŞve conclue en octobre et de nouvelles discussions Ă  haut niveau tenues mi-mars Ă  Paris, qui ont permis d’apaiser les tensions.

    📍Cyclone en Australie: trois sites de production de GNL Ă  l’arrĂŞt

    Une troisième grande usine australienne de traitement de gaz naturel a cessĂ© de fonctionner sur la cĂ´te ouest du pays touchĂ©e par un cyclone, a annoncĂ© vendredi Woodside Energy, entravant l’approvisionnement en ce combustible dĂ©jĂ  perturbĂ© par la guerre au Moyen-Orient. Cette usine s’ajoute aux coupures dans deux autres immenses installations de GNL de l’entreprise Chevron, elles aussi sur la cĂ´te oĂą passe le cyclone Narelle.

    📍Le Japon va assouplir les restrictions sur les centrales à charbon

    Le Japon s’apprĂŞte Ă  assouplir temporairement ses restrictions sur les centrales Ă  charbon afin d’attĂ©nuer les effets de la crise Ă©nergĂ©tique provoquĂ©e par la guerre au Moyen-Orient, qui entre vendredi dans son 28ᵉ jour, ont indiquĂ© les autoritĂ©s vendredi.

    Les informations de mĂ©dias locaux annonçant le projet de revenir sur les règles destinĂ©es Ă  rĂ©duire les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre, « sont exactes », a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP un responsable du ministère nippon de l’Industrie.

    📍Pernod Ricard discute avec le crĂ©ateur de Jack Daniel’s pour une Ă©ventuelle fusion

    Le gĂ©ant français des vins et spiritueux Pernod Ricard et l’amĂ©ricain Brown-Forman, propriĂ©taire du cĂ©lèbre whisky Jack Daniel’s, ont confirmĂ© jeudi ĂŞtre en discussion en vue d’une fusion qui, si elle aboutit, reprĂ©senterait une opĂ©ration significative dans un contexte morose pour les boissons alcoolisĂ©es Ă  travers le monde.

    « Sous rĂ©serve d’accord entre les parties et des approbations habituelles, ce partenariat s’apparenterait Ă  une fusion entre Ă©gaux (…) Ce partenariat donnerait naissance Ă  un leader mondial des spiritueux d’envergure accrue », indique Pernod Ricard, maison mère de l’emblĂ©matique pastis mais aussi de la vodka Absolut ou du whisky Jameson, dans son communiquĂ©.

    📅​ L’agenda Ă©co du jour
    07h30 | France – Dette publique – 4e trimestre 2025 – Insee
    09h00 | Espagne – Inflation en mars (chiffre provisoire) 
    09h30 | Réunion en visioconférence des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe)
    10h00 | Etats-Unis – Confiance des consommateurs, estimation finale (UniversitĂ© du Michigan)
    11h30 | Norvège – PrĂ©sentation par le gouvernement d’un plan de dĂ©fense Ă  long terme
    Ce jour | Moody’s met Ă  jour ses notes pour l’Espagne et l’Italie
    Ce jour | France – Le Premier ministre SĂ©bastien Lecornu prĂ©side une rĂ©union Ă  Bercy, Ă  l’occasion de la publication par l’INSEE des chiffres du dĂ©ficit public pour l’annĂ©e 2025
    📊 RĂ©sultats d’entreprises
    Deutsche Bahn : résultats annuels

    (Veille réalisée avec AFP et Reuters)

    Source link

  • Droits de douane : les eurodĂ©putĂ©s approuvent l’accord avec Trump… mais avec des garde-fous

    Droits de douane : les eurodĂ©putĂ©s approuvent l’accord avec Trump… mais avec des garde-fous

    Les eurodĂ©putĂ©s ont donnĂ© jeudi leur feu vert Ă  la mise en Ĺ“uvre de l’accord commercial conclu l’Ă©tĂ© dernier entre Bruxelles et Washington. Ils ont ainsi approuvĂ© Ă  une très large majoritĂ© (417 voix pour, 150 contre) la suppression des droits de douane appliquĂ©s dans l’UE sur la plupart des importations amĂ©ricaines, comme la Commission europĂ©enne s’y est engagĂ©e, en Ă©change d’un plafonnement Ă  15 % des droits de douane imposĂ©s par Trump sur les produits europĂ©ens.

    Mais ils ont assorti ce feu vert de multiples garde-fous, conditions suspensives et mĂŞme d’une clause d’extinction (fixĂ©e en mars 2028) pour dĂ©noncer le caractère dĂ©sĂ©quilibrĂ© de cet accord, et montrer leur extrĂŞme mĂ©fiance envers le prĂ©sident amĂ©ricain, qui utilise les droits de douane comme une arme diplomatique. Pour s’appliquer, ces conditions devront cependant ĂŞtre validĂ©es par les États membres lors de nĂ©gociations qui s’annoncent ardues.

    NĂ©gociĂ© dans la douleur, cet accord avait Ă©tĂ© accueilli en Europe comme une capitulation face Ă  Trump. Son examen par le Parlement a Ă©tĂ© retardĂ© en raison des menaces d’annexion du Groenland par les États-Unis, puis de la dĂ©cision de la Cour suprĂŞme amĂ©ricaine. Celle-ci a créé une Ă©norme incertitude juridique, en invalidant les droits de douane de Donald Trump, obligeant Washington Ă  mettre en place des taxes provisoires, en attendant un nouveau rĂ©gime tarifaire en juillet.

    MalgrĂ© ces efforts du Parlement pour rééquilibrer la donne avec les AmĂ©ricains, les dĂ©putĂ©s français du groupe centriste Renew avaient annoncĂ© qu’ils voteraient contre le texte. « La seule valeur ajoutĂ©e politique de cet accord Ă©tait d’apporter stabilitĂ© et prĂ©visibilitĂ©, mĂŞme si beaucoup disent que c’est un accord inĂ©quitable », a expliquĂ© Ă  la presse l’un d’entre eux, Pascal Canfin. « S’il n’apporte mĂŞme plus de prĂ©visibilitĂ©, il n’y a aucune raison de le soutenir, mĂŞme amĂ©liorĂ©. »

    Si les EuropĂ©ens tiennent ainsi Ă  mĂ©nager tant bien que mal leurs relations avec les États-Unis, ils multiplient parallèlement les efforts pour rĂ©duire leur dĂ©pendance vis-Ă -vis Ă  la fois de ce turbulent alliĂ© et de la Chine. Comme le montre la multiplication ces derniers mois d’accords de libre-Ă©change entre l’UE et des partenaires avec qui elle discutait parfois depuis des dĂ©cennies : après l’IndonĂ©sie, l’IndonĂ©sie et le Mercosur, elle vient de conclure cette semaine son quatrième accord en six mois avec l’Australie.

    Comme le rappelle l’Ă©conomiste AndrĂ© Sapir, membre du centre de rĂ©flexion Bruegel, cette politique de diversification commerciale n’a pas Ă©tĂ© lancĂ©e Ă  cause de Donald Trump, mais ce dernier lui a donnĂ© un sĂ©rieux coup d’accĂ©lĂ©rateur. « Trump a gĂ©nĂ©rĂ© du dĂ©sordre : alors que les États-Unis Ă©taient le centre du système Ă©conomique et commercial international, ils sont devenus dĂ©sormais un Ă©lĂ©ment destructif de ce système », fait-il valoir Ă  l’AFP.

    Face aux mesures de « coercition » de Trump ou de la Chine, nouer de nouvelles alliances revĂŞt pour lui une dimension « dĂ©fensive »  Ă©vidente. « Ces accords font partie de notre arsenal. Ce sont nos porte-avions, nos armes stratĂ©giques dans l’ordre international », dit-il. Il y voit ainsi une rĂ©alisation des vĹ“ux du Premier ministre canadien Mark Carney, qui avait appelĂ© Ă  Davos les « puissances moyennes » Ă  s’unir face aux « puissances hĂ©gĂ©moniques » qui dominent l’ordre international.

    Source link

  • Zuckerberg, Huang, Ellison, Dell… La « dream team » du nouveau cabinet tech de Trump

    Zuckerberg, Huang, Ellison, Dell… La « dream team » du nouveau cabinet tech de Trump

    Donald Trump a annoncĂ© mercredi la première promotion du conseil aux sciences et technologies (PCAST, President’s Council of Advisors on Science and Technology), un organisme créé au dĂ©but de son mandat et destinĂ© Ă  formuler des recommandations pour stimuler le secteur technologique amĂ©ricain. La liste des membres a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e via un message de la Maison Blanche sur X.

    Parmi les treize personnalités nommées figurent des acteurs majeurs de la tech : Mark Zuckerberg, PDG de Meta, Jensen Huang, patron du géant des puces Nvidia, et Larry Ellison, président d’Oracle. « Tous trois sont connus pour avoir des liens privilégiés avec le président américain », souligne le communiqué officiel.

    Le conseil inclut également Michæl Dell, à la tête du groupe informatique éponyme, et Marc Andreessen, de la société de capital-investissement Andreessen Horowitz. Sont en revanche absents de la liste, les dirigeants des géants Amazon, Microsoft, Alphabet et Apple, révélant un choix sélectif qui pourrait refléter des affinités personnelles plus que la représentation sectorielle.

    Le conseil accueillera également des figures moins traditionnelles, comme Fred Ehrsam, cofondateur de la plateforme de cryptomonnaies Coinbase, qui « a contribué pour un million de dollars à la cérémonie d’investiture du président américain », souligne le communiqué.

    Le PCAST sera co-présidé par David Sacks, principal conseiller de Donald Trump sur l’intelligence artificielle et les cryptomonnaies, et Michæl Kratsios, référent de la Maison Blanche sur les sciences et technologies. Selon le décret créant l’organe datant de janvier 2025 , le conseil peut compter jusqu’à 24 membres et « sera dissout deux ans après la publication du texte, donc théoriquement en janvier 2027, à moins d’une prolongation par le président américain ».

    Source link

  • Trump Ă©voque un « très gros cadeau » de l’Iran, Cosco reprend le fret vers le Golfe… TĂ©hĂ©ran desserre l’Ă©treinte sur Ormuz

    Trump Ă©voque un « très gros cadeau » de l’Iran, Cosco reprend le fret vers le Golfe… TĂ©hĂ©ran desserre l’Ă©treinte sur Ormuz

    L’Ă©treinte se desserre autour du dĂ©troit d’Ormuz. Donald Trump a affirmĂ© mardi soir que l’Iran avait offert aux États-Unis « un très gros cadeau » liĂ© aux hydrocarbures et Ă  la navigation maritime dans ce dĂ©troit.  « Ils ont fait quelque chose hier qui Ă©tait gĂ©nial en fait. Ils nous ont fait un cadeau et le cadeau est arrivĂ© aujourd’hui. Et c’Ă©tait un très gros cadeau, l’Ă©quivalent de beaucoup d’argent », a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident amĂ©ricain.

    IncitĂ© Ă  prĂ©ciser si ce « cadeau » avait un rapport avec la question nuclĂ©aire, le prĂ©sident amĂ©ricain a rĂ©pondu : « Non, ce n’Ă©tait pas liĂ© au nuclĂ©aire. C’Ă©tait liĂ© au pĂ©trole et au gaz. » « Et c’Ă©tait une chose très sympa qu’ils ont faite, ça m’a montrĂ© que nous avons affaire aux bonnes personnes », a-t-il soulignĂ©. Ă€ une nouvelle question pour savoir si le « cadeau » iranien avait un rapport avec la navigation maritime dans le dĂ©troit d’Ormuz, Donald Trump a cette fois confirmĂ© que « oui, c’Ă©tait liĂ© Ă  la circulation et au dĂ©troit ».

    L’Iran a justement dĂ©clarĂ© plus tard dans la soirĂ©e que les « navires non hostiles » pouvaient emprunter le dĂ©troit d’Ormuz Ă  condition de respecter les règles de sĂ»retĂ© et de sĂ©curitĂ©, selon un communiquĂ© transmis Ă  l’Organisation maritime internationale (OMI). L’OMI a prĂ©cisĂ© que ce document, datĂ© de dimanche, avait Ă©tĂ© Ă©mis par le ministère iranien des Affaires Ă©trangères, avec la demande qu’il soit diffusĂ© par l’OMI. L’organisation l’a communiquĂ© Ă  ses États membres et aux ONG, a-t-elle ajoutĂ©.

    Le communiquĂ© souligne que « tout actif appartenant aux agresseurs – Ă  savoir les États-Unis et le rĂ©gime israĂ©lien – ainsi qu’aux autres participants Ă  l’agression ne peuvent prĂ©tendre Ă  un passage pacifique ou non hostile ». Il prĂ©cise que la responsabilitĂ© de « toute perturbation, insĂ©curitĂ© ou montĂ©e en flèche des risques dans cette voie maritime cruciale » incombe aux États-Unis et Ă  IsraĂ«l, accusĂ©s de livrer une « guerre illĂ©gale et dĂ©stabilisatrice contre l’Iran ».

    Selon le communiquĂ©, ces deux pays ont « mis en pĂ©ril la paix et la stabilitĂ© rĂ©gionales et exposĂ© le transport maritime international Ă  des menaces sans prĂ©cĂ©dent ». Pour rappel, l’Iran a quasiment fermĂ© ce dĂ©troit stratĂ©gique, par lequel transite près de 20 % de la production mondiale d’hydrocarbures, depuis les frappes amĂ©ricano-israĂ©liennes du 28 fĂ©vrier, qui ont dĂ©clenchĂ© le conflit et provoquĂ© une envolĂ©e des prix mondiaux du pĂ©trole et du gaz.

    Cosco semble dĂ©jĂ  avoir profitĂ© de cette rĂ©ouverture partielle. Le gĂ©ant chinois du transport maritime a annoncĂ© ce mercredi reprendre les rĂ©servations de conteneurs de fret Ă  destination de la plupart des pays du Golfe. Cette reprise « avec effet immĂ©diat » s’applique aux conteneurs de fret « gĂ©nĂ©ral » Ă  destination des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite, de BahreĂŻn, du Qatar, du KoweĂŻt et de l’Irak, dit Cosco dans un communiquĂ©. La liste ne comprend donc pas l’Iran. Vers 9h35, heure française, le Brent de la mer du Nord, considĂ©rĂ© comme la rĂ©fĂ©rence mondiale du brut, perdait 5,54 % Ă  98,70 dollars le baril. Son Ă©quivalent amĂ©ricain, le WTI, flanchait de 5,22 % Ă  87,53 dollars le baril.

    Source link

  • DĂ©lit d’initiĂ© ? Un pic d’Ă©changes suspect sur le marchĂ© pĂ©trolier juste avant l’annonce de Trump sur l’Iran

    DĂ©lit d’initiĂ© ? Un pic d’Ă©changes suspect sur le marchĂ© pĂ©trolier juste avant l’annonce de Trump sur l’Iran

    Y a-t-il eu dĂ©lit d’initiĂ© avant les propos de Trump lundi ? Des milliers de contrats, un volume supĂ©rieur Ă  la normale, ont Ă©tĂ© Ă©changĂ©s pendant deux minutes sur le marchĂ© pĂ©trolier ce 23 mars, un quart d’heure avant l’annonce surprise par le prĂ©sident amĂ©ricain de discussions avec l’Iran, qui avait brusquement fait chuter les cours, Ă©crivent ce mardi le Financial Times et Bloomberg. Les deux titres se basent l’un et l’autre sur une analyse des donnĂ©es financières de Bloomberg.

    Selon le FT, le volume engagĂ© pendant ces deux minutes, entre 11 h 49 et 11 h 50 heure française, s’Ă©lève Ă  580 millions de dollars, Bloomberg Ă©voquant pour sa part 650 millions de dollars. Selon l’agence de presse financière amĂ©ricaine, « au moins 6 millions de barils de Brent et de West Texas Intermediate » ont Ă©tĂ© Ă©changĂ©s pendant ces deux minutes, alors que la moyenne pour la mĂŞme plage horaire lors des cinq sĂ©ances prĂ©cĂ©dentes Ă©tait d’environ 700 000 barils.

    Un timing frappant

    Environ un quart d’heure plus tard, vers midi Ă  Paris, une publication de Donald Trump sur son rĂ©seau Truth Social Ă©voquant des discussions avec l’Iran pour dĂ©samorcer la crise avait violemment fait plonger les cours du baril de brut de plus de 14 %.

    « L’histoire serait incomprĂ©hensible s’il n’existait pas une explication Ă©vidente : une personne proche de Trump Ă©tait au courant de ses intentions et a exploitĂ© cette information privilĂ©giĂ©e pour rĂ©aliser des profits considĂ©rables et immĂ©diats », avance l’Ă©conomiste amĂ©ricain Paul Krugman ce mardi. « Lorsque des dirigeants d’une entreprise ou leurs proches exploitent des informations confidentielles Ă  des fins d’enrichissement personnel, il s’agit de dĂ©lit d’initiĂ©, illĂ©gal », affirme le prix Nobel d’Ă©conomie de 2008.

    « Ce ne serait pas la première fois qu’un tel incident se produit sous la prĂ©sidence de Trump », souligne l’Ă©conomiste. « Des mouvements importants et suspects avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© observĂ©s sur le marchĂ© de prĂ©diction Polymarket avant les prĂ©cĂ©dentes attaques contre l’Iran et le Venezuela », rappelle Paul Krugman.

    « Ce qui frappe ici, ce n’est pas seulement le volume des transactions, mais le timing. Les traders ne sont pas devins. Lorsqu’un positionnement change quelques minutes avant une annonce qui fait bouger les marchĂ©s, cela signifie gĂ©nĂ©ralement que quelqu’un agit sur la base de ce que j’appellerais des informations officieuses ou des renseignements venus du Moyen-Orient », estime pour sa part Stephen Innes, analyste de SPI Asset Management, interrogĂ© par l’AFP.

    L’hypothèse d’« un grand producteur se couvrant sur le marchĂ© »

    « Le marché pétrolier est un milieu extrêmement fermé. Il ne s’agit pas seulement de traders qui spéculent sur les prix ; c’est un écosystème étroitement interconnecté d’acteurs physiques, de raffineurs, d’armateurs et de gouvernements, qui opèrent tous au sein de canaux d’information imbriqués », souligne-t-il.

    L’analyste n’exclut cependant pas que ces mouvements puissent ĂŞtre ceux d’« un grand producteur se couvrant sur le marché » contre une baisse soudaine des cours, alors que les prix ont augmentĂ© de plus de 40 % depuis le dĂ©but de la guerre.

    Quelques heures après la publication de Donald Trump, le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf avait démenti sur X toute négociation avec les États-Unis, évoquant « de fausses informations » destinées à « manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les États-Unis et Israël sont enlisés ».

    Source link

  • Trump Ă©voque une « rĂ©solution complète et totale » de la guerre au Moyen-Orient, les Bourses europĂ©ennes rebondissent

    Trump évoque une « résolution complète et totale » de la guerre au Moyen-Orient, les Bourses européennes rebondissent

    Les marchĂ©s boursiers europĂ©ens rebondissent nettement après les propos de Donald Trump. Dans un changement de ton spectaculaire, le prĂ©sident amĂ©ricain a annoncĂ© ce lundi 23 mars que les États-Unis et l’Iran avaient eu de « très bonnes et productives discussions pour une rĂ©solution totale » des hostilitĂ©s et prĂ©cisĂ© qu’elles « continueraient cette semaine ».

    Le prĂ©sident amĂ©ricain a aussi fait part sur son rĂ©seau Truth Social d’un report « de cinq jours » de toute frappe sur des centrales Ă©lectriques ou des infrastructures Ă©nergĂ©tiques en Iran, après avoir donnĂ© samedi un ultimatum de 48 heures Ă  l’Iran pour rouvrir le dĂ©troit d’Ormuz.

    Après avoir reculé de plus de 2 % dans la matinée, la Bourse de Paris prenait 1,53 % vers 12 h 30 à Paris, Francfort 1,92 %, Milan 1,24 % et Londres 0,18 %.

    Chute des cours du pétrole

    Ce message publiĂ© avant l’ouverture de Wall Street a par ailleurs fait chuter immĂ©diatement et fortement les cours du pĂ©trole. Vers 12 h 20 Ă  Paris, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, chutait de 9,63 % Ă  101,39 dollars, après avoir brièvement perdu plus de 14 %. Son Ă©quivalent amĂ©ricain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le mĂŞme mois, perdait 9,39 % Ă  89,01 dollars.

    La Bourse de New York Ă©volue Ă©galement en nette hausse. Vers 14 heures GMT (15 heures Ă  Paris), le Dow Jones prenait 1,87 %, l’indice Nasdaq avançait de 1,92 % et l’indice Ă©largi S&P 500 gagnait 1,72 %. « Le marchĂ© est certainement encouragĂ© par la perspective d’une accalmie dans les hostilitĂ©s » au Moyen-Orient, commente auprès de l’AFP Steve Sosnick, d’Interactive Brokers. Les contrats Ă  terme sur les principaux indices, qui prĂ©sageaient un recul avant l’annonce du prĂ©sident amĂ©ricain, Ă©voluaient en nette hausse eux aussi.

    Les marchĂ©s d’actions Ă©taient inquiets de « l’ultimatum de Trump exigeant de l’Iran l’ouverture du dĂ©troit d’Ormuz », selon Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets. Donald Trump avait en effet prĂ©venu que sans rĂ©ouverture totale et inconditionnelle du dĂ©troit au plus tard lundi soir, les États-Unis frapperaient les centrales Ă©lectriques iraniennes.

    Le gouvernement iranien avait assurĂ© lundi qu’il fermerait entièrement le dĂ©troit d’Ormuz, si les États-Unis mettaient Ă  exĂ©cution leur menace. TĂ©hĂ©ran avait aussi menacĂ© un peu plus tĂ´t de frapper des infrastructures clĂ©s du Moyen-Orient, en rĂ©action Ă  l’ultimatum lancĂ© par Donald Trump, après des frappes iraniennes particulièrement destructrices dans le sud d’IsraĂ«l.

    Les taux souverains reculent

    Autre consĂ©quence des propos de Trump : les taux d’intĂ©rĂŞt des dettes souveraines, qui avaient bondi ces derniers jours Ă  des sommets, repartent dans l’autre sens. Le taux de rendement de la dette française Ă  Ă©chĂ©ance dix ans reculait Ă  3,70 %, après avoir atteint au cours de la matinĂ©e 3,85 %, son plus haut niveau depuis juillet 2009, et 0,10 point de pourcentage de plus que vendredi en clĂ´ture. Son Ă©quivalent britannique reculait Ă  4,90 %, contre 5,10 % avant les propos du prĂ©sident amĂ©ricain, au plus haut depuis 2008.

    Le taux italien reculait de 0,9 point de pourcentage, Ă  3,87 %, après avoir bondi de 0,13 point de pourcentage dans la matinĂ©e. Et le taux allemand, rĂ©fĂ©rence en Europe, est repassĂ© sous le seuil des 3,00 %, Ă  2,98 %, après l’avoir dĂ©passĂ© vendredi et atteint des sommets depuis 2011. Son Ă©quivalent amĂ©ricain, qui avait lui aussi grimpĂ© dans la matinĂ©e, reculait lui finalement Ă  4,32 %, contre 4,38 % vendredi en clĂ´ture.

    Le gouvernement iranien dément

    Le chancelier allemand Friedrich Merz s’est dit « reconnaissant que (Donald Trump) ait dĂ©clarĂ© aujourd’hui qu’il reportait cela de cinq jours, et qu’il ait dĂ©sormais aussi ouvert la possibilitĂ© de contacts directs et immĂ©diats avec la direction iranienne », lors d’une confĂ©rence de presse.

    Mais des mĂ©dias iraniens, citant le ministère des Affaires Ă©trangères, ont dĂ©menti l’affirmation de Donald Trump selon laquelle des nĂ©gociations Ă©taient en cours entre Washington et la RĂ©publique islamique. « Il n’existe aucun dialogue entre TĂ©hĂ©ran et Washington », a rapportĂ© l’agence Mehr, parmi d’autres mĂ©dias, en citant ce ministère, ajoutant que le propos de Donald Trump visait Ă  « faire baisser les prix » de l’Ă©nergie.

    Source link

  • Augmentation des bons du TrĂ©sor amĂ©ricain : le signal d’alarme qui fait plier Donald Trump

    Augmentation des bons du Trésor américain : le signal d’alarme qui fait plier Donald Trump

    La hausse des taux sur les obligations d’État américaines a-t-elle une nouvelle fois fait reculer Donald Trump ? Le taux de rendement de la dette américaine sur 10 ans s’est abaissé à 4,32 % ce lundi après avoir terminé à 4,38 % en clôture vendredi dernier. Ce sont les déclarations positives du président américain sur les discussions en cours avec l’Iran qui ont rassuré les marchés et permis une décrue sur les treasury bonds. Donald Trump a affirmé que les deux pays avaient trouvé des « points d’accord majeurs » et négociaient pour mettre fin aux hostilités.

    Des déclarations qui interviennent alors que les bons du Trésor américain à 10 ans ont dépassé les 4,40 % dans la matinée, proche du seuil critique des 4,5 %. Un niveau semblable avait amené le président américain à revenir sur son annonce des droits de douane en avril 2025, souligne le New York Times. Un retour du désormais célèbre TACO Trump, qui signifie « Trump Always Chickens Out », ou en français « Trump se dégonfle toujours ». 

    Il faut dire qu’à l’approche des midterms en novembre, les élections de mi-mandat qui détermineront la majorité au Congrès, Donald Trump a tout intérêt à se concentrer sur la politique intérieure. La guerre au Moyen-Orient, qui dure déjà depuis plus de 20 jours, a fait bondir les prix du pétrole, dépassant les 100 dollars le baril. De quoi porter un coup au porte-monnaie des ménages américains.

    Une hausse prolongée des taux d’intérêt sur la dette américaine sur dix ans n’est donc pas un signal positif à l’approche des élections. Car des taux élevés signifient un coût d’emprunt supérieur pour les ménages, notamment pour les emprunts immobiliers. La hausse du prix de l’énergie participe aussi à l’inflation et contribue à maintenir une politique monétaire restrictive par la Fed, la banque centrale américaine, qui maintient pour le moment le statu quo sur les taux.

    Autre conséquence de l’augmentation des Treasury bonds : la charge de la dette. Des taux d’emprunt plus élevés signifient que l’État américain doit consacrer une part plus importante de son budget au remboursement des intérêts de sa dette. Le déficit se creuse et c’est de l’argent en moins pour des postes essentiels et stratégiques comme l’éducation ou la défense.

    D’autant que la dette américaine a franchi la barre des 39 000 milliards de dollars en fin de semaine dernière, moins d’un an après avoir dépassé les 38 000 milliards. Le paiement des intérêts de la dette devrait atteindre les 1 000 milliards de dollars cette année.

    Source link

  • Uranium enrichi, changement de rĂ©gime… Ce qu’il faut retenir des propos de Trump sur les nĂ©gociations avec l’Iran

    Uranium enrichi, changement de rĂ©gime… Ce qu’il faut retenir des propos de Trump sur les nĂ©gociations avec l’Iran

    Donald Trump a fait Ă©tat ce lundi, dans un spectaculaire volte-face, de « très bonnes et productives discussions pour une cessation totale » des hostilitĂ©s avec l’Iran. Utilisant comme Ă  l’accoutumĂ©e son rĂ©seau Truth Social, il a prĂ©cisĂ© que les discussions « continueraient cette semaine ». Le prĂ©sident amĂ©ricain a aussi fait part d’un report « de cinq jours » de toute frappe qu’il menaçait de lancer sur des centrales Ă©lectriques ou des infrastructures Ă©nergĂ©tiques.

    Pour rappel, il avait donnĂ© samedi Ă  l’Iran un ultimatum de 48 heures pour rouvrir le dĂ©troit d’Ormuz avant de frapper les infrastructures Ă©nergĂ©tiques iraniennes.

    DĂ©menti de l’Iran. Les mĂ©dias iraniens l’ont dĂ©menti sur le champ, citant le ministère des Affaires Ă©trangères. « Il n’existe aucun dialogue entre TĂ©hĂ©ran et Washington », a rapportĂ© l’agence Mehr parmi d’autres mĂ©dias, en estimant que les propos du prĂ©sident amĂ©ricain ne visaient qu’Ă  « faire baisser les prix » de l’Ă©nergie.

    Le ministre amĂ©ricain de l’Énergie, Chris Wright, a justement assurĂ© ce lundi que les perturbations liĂ©es Ă  la guerre au Moyen-Orient Ă©taient « temporaires », Ă  l’ouverture du plus grand rendez-vous mondial du secteur, CERAWeek, au Texas.

    Interlocuteurs. Mais le rĂ©publicain a insistĂ© et assurĂ© au tĂ©lĂ©phone Ă  l’AFP que tout « se passait très bien » concernant l’Iran. Le prĂ©sident amĂ©ricain a affirmĂ© que les États-Unis et l’Iran avaient trouvĂ© des « points d’accord majeurs » lors de nĂ©gociations menĂ©es, selon lui, avec un « haut dirigeant » qui n’est pas le nouveau guide suprĂŞme, Mojtaba Khamenei.

    « Nous nĂ©gocions avec des gens que je trouve très raisonnables, très solides. (…) Ils sont très respectĂ©s et peut-ĂŞtre que l’un d’entre eux sera celui que nous cherchons », a-t-il dit en dĂ©clarant aussi que le nouveau guide suprĂŞme Mojtaba Khamenei Ă©tait « indisponible » et n’Ă©tait pas impliquĂ© dans ce dialogue.

    Changement de rĂ©gime. Le prĂ©sident amĂ©ricain a Ă©galement assurĂ© qu’un « changement de rĂ©gime » Ă©tait en cours en Iran. « Il y a automatiquement un changement de rĂ©gime » parce que « tous les reprĂ©sentants du rĂ©gime ont Ă©tĂ© tuĂ©s », a dit Donald Trump aux journalistes, avant de quitter la Floride pour un dĂ©placement Ă  Memphis.

    Le milliardaire a donnĂ© l’exemple du Venezuela, oĂą les États-Unis ont capturĂ© l’ancien dirigeant Nicolas Maduro et traitent depuis avec l’ancienne vice-prĂ©sidente Delcy Rodriguez, qu’il prĂ©sente rĂ©gulièrement comme une interlocutrice « formidable ».

    Stock d’uranium enrichi. Trump demande aussi que l’Iran renonce Ă  son stock d’uranium enrichi. « Nous voulons l’uranium enrichi des Iraniens », a dit le prĂ©sident amĂ©ricain, lors d’un Ă©change avec les journalistes en Floride.

    Menaces de bombardement. Le rĂ©publicain, coutumier des dĂ©clarations contradictoires, a aussi menacĂ© de « continuer Ă  bombarder allègrement » l’Iran si les discussions Ă©chouaient, et dit qu’il ne « garantissait rien » quant Ă  une fin des hostilitĂ©s, dĂ©butĂ©es le 28 fĂ©vrier par des frappes israĂ©lo-amĂ©ricaines, suivies de ripostes iraniennes.

    Source link

  • TACO or not TACO, Wall Street entre espoir et doutes après la nouvelle reculade de Trump

    TACO or not TACO, Wall Street entre espoir et doutes après la nouvelle reculade de Trump

    L’effet a Ă©tĂ© immĂ©diat. Alors que les marchĂ©s amĂ©ricains s’apprĂŞtaient Ă  ouvrir en baisse ce lundi, confirmant une phase de correction depuis l’attaque de l’Iran par les États-Unis et IsraĂ«l, les indices se sont finalement envolĂ©s Ă  l’ouverture, et le prix du baril s’est effondrĂ©, après la dĂ©cision de Donald Trump de suspendre les attaques contre les infrastructures iraniennes dans l’attente de l’ouverture de nĂ©gociations.

    Qu’Israël souhaite poursuivre l’offensive et que le pouvoir iranien ait démenti la tenue prochaine de discussions sur le détroit d’Ormuz, qui assure 20 % de l’approvisionnement mondial de pétrole, rien n’y fait, les marchés parient à nouveau sur un effet TACO (« Trump always chickens out »), que l’on peut traduire par « Trump se dégonfle toujours ».

    L’expression que Trump déteste, mais qui rappelle que la Bourse est finalement son seul garde-fou, rythme les marchés depuis le fameux « jour de la libération » des tarifs douaniers du 2 avril dernier, qui avait secoué la planète finance. La stratégie TACO, le fameux « TACO trade », était donc de parier sur un rebond des marchés consécutif à un recul de Donald Trump sur ses déclarations ou initiatives, en particulier sur le terrain miné des tarifs douaniers. Et c’est cette stratégie qui a alimenté une succession de rebonds à Wall Street depuis un an.

    Doutes sur l’effet TACO

    Pourtant, ces derniers jours, les investisseurs commençaient sérieusement à douter de la pertinence du TACO trade. La nervosité est palpable et les marchés ont subitement accéléré leurs baisses, tant sur les actions que sur les obligations, à partir de la semaine dernière, alors même qu’ils avaient relativement bien absorbé le choc de l’attaque, déclenchée le 28 février, et la hausse de 50 % des prix du pétrole.

    Source link