Tag: Transports

  • Air France quitte Orly pour se recentrer sur Paris-Charles de Gaulle

    Air France quitte Orly pour se recentrer sur Paris-Charles de Gaulle

    Alors que la desserte vers Orly s’était nettement améliorée depuis l’arrivée du métro (ligne 14), Air France quitte ce samedi l’aéroport parisien pour se recentrer sur celui de Roissy Paris-Charles de Gaulle qui poursuivra les liaisons vers Nice, Toulouse et Marseille. Ce qui n’est pas encore le cas entre Paris et cet aéroport. Le dernier vol aux couleurs de la compagnie tricolore est un Nice-Paris qui atterrira à 21H55 à Orly, a indiqué Air France à l’AFP.

    Ce recentrage sur le hub de Paris-Charles de Gaulle avait été annoncé à l’automne 2023 pour toutes les opérations hors vols de et vers la Corse, qui est une Délégation de Service Public. Ces « navettes » entre Orly et ces grandes villes, avec des rotations toutes les heures, voire moins, se sont essoufflées depuis la pandémie de Covid-19, et surtout la décision controversée de l’État soutenue par Clément Beaune, ancien ministre des Transports, d’interdire les vols lorsqu’il existe une alternative ferroviaire en moins de 2h30.

    Air France a prévu de renforcer les liaisons entre Paris-Charles de Gaulle et Toulouse, Nice et Marseille avec respectivement 12, 12 et 10 rotations par jour. Le groupe Air France reste toutefois présent à Orly avec la compagnie Transavia qui devient son opérateur de référence au départ de Paris-Orly. La compagnie à bas coûts inaugurera dès le 29 mars 2026 des liaisons entre Paris-Orly et Toulouse, Nice et Marseille, proposées respectivement 8, 8 et 2 fois par jour.

    L’ensemble des vols vers les destinations Outre-mer – Pointe-à-Pitre, Fort-de-France, Saint-Denis de la Réunion et Cayenne – seront également assurés au départ de Paris-Charles de Gaulle. « Ce recentrage des opérations à Paris-Charles de Gaulle facilitera les correspondances internationales et renforcera la connectivité des régions et des territoires d’Outre-mer », indique la compagnie.

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  • BYD, le géant automobile chinois, vacille sous le poids de sa guerre des prix

    BYD, le géant automobile chinois, vacille sous le poids de sa guerre des prix

    Les informations à retenir

    Le leader mondial peut-il sacrifier durablement sa rentabilité pour ses parts de marché ?

    • Alerte sur les marges : Le bénéfice net tombe à 4,08 milliards d’euros malgré un volume de ventes historique.

    • Saturation chinoise : Des remises massives allant jusqu’à 34% n’ont pas suffi à maintenir la croissance du chiffre d’affaires, limitée à 3,5%.

    • Pivot européen : Les ventes dans l’Union européenne ont bondi de 272,1% en septembre 2025, portant la part de marché de BYD à 1,8%, à égalité avec Tesla.

    Les résultats, publiés ce vendredi 27 mars 2026 à la Bourse de Hong Kong, marquent une rupture pour BYD. Le groupe automobile chinois affiche un bénéfice net de 32,6 milliards de yuans (4,08 milliards d’euros) pour l’exercice 2025. Ce montant recule de 19% par rapport aux 40,3 milliards de yuans de 2024. Le chiffre d’affaires plafonne à 804 milliards de yuans (101 milliards d’euros), en progression de 3,5% sur un an.

    Cette stagnation contraste avec l’exercice précédent. BYD avait alors dépassé Tesla avec 777 milliards de yuans de revenus. Le groupe reste le premier vendeur mondial de véhicules électriques avec 2,26 millions d’unités livrées en 2025. Toutefois, la rentabilité par unité s’effondre. Le champion de Shenzhen paie sa stratégie de volume au détriment de la valeur.

    Le marché chinois piégé par la surcapacité

    L’industrie chinoise du véhicule électrique connaît une crise de croissance interne. BYD, leader incontesté en Chine, a précipité cette situation par une guerre des prix frontale. Le constructeur a multiplié les promotions agressives sur vingt modèles phares pour soutenir sa production. Cette tactique a forcé la concurrence à s’aligner. Cela a créé un climat de « rivalité nuisible » selon la principale association chinoise des constructeurs automobiles en mai 2025.

    Cette agressivité tarifaire intervient alors que la confiance des ménages chinois s’érode. La normalisation des aides publiques à l’achat a également pesé sur la demande. En privilégiant les parts de marché, BYD a affaibli son intégration verticale. La maîtrise des batteries réduit les coûts, mais ne compense plus les baisses de prix radicales.

    L’intégration verticale face au défi de la rentabilité

    BYD repose sur un modèle industriel unique. Le groupe produit ses composants stratégiques pour dicter ses tarifs. Cependant, le retournement de 2025 montre les limites de ce bouclier. La croissance des ventes se maintient. Pourtant, les coûts fixes de l’outil industriel pèsent sur un chiffre d’affaires qui stagne.

    Le dilemme opérationnel est désormais critique. Pour protéger sa profitabilité, BYD devrait réduire la voilure et stabiliser ses prix. Pourtant, le groupe sature le marché pour évincer ses concurrents fragiles. Cette stratégie de la terre brûlée menace la santé financière à long terme. Le constructeur doit trouver des relais de croissance plus rentables à l’exportation.

    L’international comme soupape de sécurité

    L’Europe devient le nouvel eldorado de BYD pour restaurer ses marges. En février 2026, BYD a atteint 1,8% de part de marché dans l’Union européenne. Le constructeur dépasse ainsi Tesla pour le deuxième mois consécutif sur ce territoire.

    Sur ce marché, les prix de vente élevés offrent un bol d’air au compte de résultat. L’appétence européenne pour l’électrification porte cette dynamique. Les véhicules électriques à batterie représentent désormais 18,8% des immatriculations dans l’UE. BYD devient une alternative crédible aux constructeurs historiques et à Tesla.

    L’expansion agressive sur les marchés émergents

    BYD déploie ses pions en Asie du Sud-Est et au Moyen-Orient. Le groupe cible les flottes professionnelles pour garantir des volumes stables. En Indonésie et en Thaïlande, le constructeur développe les infrastructures de recharge avec des partenaires locaux. Il crée ainsi un écosystème captif pour ses modèles.

    Cette présence permet d’écouler la surproduction des usines chinoises. BYD se positionne comme un fournisseur de technologies de transition énergétique pour les autorités locales. Cette diversification géographique limite la dépendance au marché chinois, malgré des investissements logistiques massifs à court terme.

    Le défi des barrières protectionnistes occidentales

    L’ascension de BYD à l’international déclenche des réactions politiques majeures. L’Union européenne enquête sur les subventions des constructeurs chinois. Un relèvement des droits de douane est envisagé pour protéger l’industrie européenne.

    Ces barrières tarifaires pourraient freiner l’offensive de BYD en Europe. Le groupe doit envisager des usines sur le sol européen pour s’adapter. Cela augmenterait ses coûts de production. L’enjeu de 2026 sera de protéger les marges malgré l’expansion mondiale.

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  • Soupçons de spéculation et menace de pénuries : les acteurs de l’aérien s’alarment de l’explosion du prix du kérosène

    Soupçons de spéculation et menace de pénuries : les acteurs de l’aérien s’alarment de l’explosion du prix du kérosène

    « Qui profite de cette situation ? » Au sein de la Fédération nationale de l’aviation et de ses métiers (FNAM), qui représente 95 % du transport aérien français, on s’interroge. « L’écart de prix entre le pétrole brut et le kérosène pose question, affirme à la Tribune Laurent Timsit, le délégué général de la FNAM. Est-ce que des intermédiaires en profitent, est-ce qu’il y a de la spéculation sur le marché ? Lorsqu’on a évoqué ces hypothèses auprès des pouvoirs publics, on ne nous a pas ri au nez. »

    Au point que la FNAM a demandé que la transparence soit faite pour comprendre la flambée actuelle du prix du kérosène. Alors que le prix du baril de Brent a augmenté de 60,3 % par rapport à l’an dernier à la même époque, à 110,78 dollars, celui du kérosène a explosé de 118,8 %, selon les dernières données hebdomadaires fournies par l’Association du transport aérien international (IATA), soit la semaine du 16 au 20 mars. La tonne de kérosène s’élevait alors à 1 555,68 dollars.

    Une forte dépendance au Moyen-Orient

    Pour autant, ce n’est pas la première fois que le transport aérien constate une telle décorrélation entre les prix du brut et du kérosène. Elle s’explique, comme pour le diesel, par un manque de capacités de raffinage. « Il y a une forte dépendance en Europe au kérosène, qui est essentiellement raffiné au Moyen-Orient, rappelle Laurent Timsit. Mais l’écart de prix que l’on constate aujourd’hui est bien au-dessus de ce que l’on avait pu observer au début de la crise ukrainienne. »

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  • Keolis et Transdev alertent sur la production des bus électriques en Europe

    Keolis et Transdev alertent sur la production des bus électriques en Europe

    Le règlement européen de 2024 relatif au renforcement des normes d’émission de CO₂ est très clair : 90 % des nouveaux bus urbains vendus dans l’UE devront être zéro émission dès 2030, avant 100 % en 2035. « Ce qui reviendra à imposer à toutes les collectivités françaises, peu importe leur taille, d’acquérir uniquement des bus électriques ou à hydrogène à court terme », écrivait, mi-février, l’Union des transports publics et ferroviaires (UTPF), dans son manifeste intitulé « Élections municipales 2026 : 8 propositions pour répondre aux attentes des citoyens en matière de mobilité ».

    Un effet d’étranglement « ponctuel »

    Des élus locaux qui ont « accéléré leur demande » en 2025, avant même le scrutin des 15 et 22 mars 2026, ont créé un « effet d’étranglement ponctuel » et donc des « difficultés à être approvisionnés en matériel roulant dans les temps », témoignait ainsi, le 19 mars, Marcos Garcia, le directeur financier de Transdev, lors de la présentation des résultats annuels du groupe.

    « Nous rencontrons un problème de saturation du marché des bus électriques », appuyait Thierry Mallet, le PDG de l’opérateur franco-allemand. « Aux Pays-Bas, nous avons consulté Iveco, Solaris, Man, Volvo… Personne n’est capable de nous livrer 250 nouveaux bus en douze mois, sauf le chinois Yutong. La capacité de produire des bus a baissé de 30 % depuis le Covid Il faut rebâtir une capacité de production en Europe », martelait-il.

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  • Après Ormuz, l’Iran menace de paralyser un deuxième détroit stratégique

    Après Ormuz, l’Iran menace de paralyser un deuxième détroit stratégique

    Après le blocage du détroit d’Ormuz, l’Iran menace de s’en prendre au détroit de Bab el-Mandeb. Situé au sud du canal de Suez, Bab el-Mandeb est un point de passage stratégique pour le commerce mondial, reliant la mer Rouge au golfe d’Aden. De nombreux navires l’empruntent pour relier le Moyen-Orient à l’Asie.

    Mais Téhéran pourrait ouvrir un front dans cette région en cas d’invasion américaine terrestre sur le sol iranien. D’après la presse américaine, les États-Unis envisageraient de s’emparer d’une île iranienne, l’île de Kharg, où est exportée la quasi-totalité des barils de brut iranien. Aucun ordre n’a pour le moment été donné par Donald Trump.

    Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, par lequel transitent 20 % de la production d’or noir, a fait s’envoler les cours du baril. Le baril de Brent de la mer du Nord est encore au-dessus des 100 dollars, ce jeudi. Avant le conflit, le prix était de 70 dollars.

    Le blocage d’un nouveau détroit dans la région, celui de Bab el-Mandeb, risque de compliquer davantage le commerce d’or noir. C’est surtout l’Arabie saoudite, le premier exportateur mondial de brut, qui risque d’être pénalisée par des perturbations en mer Rouge. Depuis le blocage d’Ormuz, le pays continue d’exporter son pétrole dans la région grâce à son pipeline Petroline qui traverse le pays d’est en ouest, via le port de Yanbu sur la côte ouest. Le volume échangé via cette solution de contournement est d’environ 4 millions de barils par jour, soit 40 % de la production du pays d’avant-guerre, note pour l’AFP Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

    La position du détroit de Bab el-Mandeb. (Crédits : La Tribune)

    Un couloir pénalisé depuis 2023 par les Houthis

    Il n’empêche, le volume de pétrole brut et de produits pétroliers passant par ce détroit a déjà diminué de plus de moitié depuis 2023 et les attaques des Houthis. Ces rebelles du Yémen ont perturbé le commerce maritime mondial avec des attaques de drones et de missiles sur les navires passant par le détroit. Ils s’en prenaient notamment aux flottes occidentales, qui avaient des intérêts avec Israël. Si aucune attaque n’a eu lieu ces derniers mois, les Houthis, alliés de l’Iran, pourraient mettre à nouveau la pression dans la région. « À la moindre évolution du conflit appelant une réponse militaire, nous interviendrons sans délai (…) comme nous l’avons fait lors des phases précédentes », a même déclaré ce jeudi le chef des Houthis, Abdel Malek al-Houthi.

    Dans le détail, le passage stratégique voyait passer 9,3 millions de barils de pétrole brut et de produits pétroliers par jour en 2023, contre 4,2 millions au premier semestre 2025, d’après les chiffres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Concernant le gaz naturel liquéfié (GNL), si 4,2 milliards de pieds cubes de GNL transitaient par jour en 2023, aujourd’hui les flux sont quasi nuls.

    Le commerce maritime touché depuis 2023

    Du côté du commerce maritime, les grandes compagnies comme Maersk, Hapag-Lloyd et CMA CGM (propriétaire de La Tribune) ont déjà dû, depuis les attaques houthies, détourner les navires par le cap de Bonne-Espérance, au sud de l’Afrique. Un contournement plus long et donc plus coûteux.

    « À Bab el-Mandeb, il ne passe quasiment que des bateaux avec à leur bord de la marchandise russe, notamment le pétrole et le grain », confie à La Tribune Paul Tourret, directeur de l’ISEMAR, l’Institut supérieur d’économie maritime. Si certaines compagnies, comme Maersk, avaient recommencé de manière progressive à repasser par le canal de Suez et Bab el-Mandeb, le conflit au Moyen-Orient a redistribué les cartes. « Le passage par le canal de Suez est suspendu jusqu’à nouvel ordre, et les navires seront déroutés via le cap de Bonne-Espérance », a publié dans un communiqué CMA CGM, samedi 28 février, après le début des frappes israélo-américaines en Iran.

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  • Sécuriser Ormuz : quand l’échec de la mer Rouge préfigure la tempête

    Sécuriser Ormuz : quand l’échec de la mer Rouge préfigure la tempête

    La crise du détroit d’Ormuz place les puissances occidentales devant une équation redoutable : sécuriser l’une des artères vitales de l’économie mondiale sans reproduire l’échec coûteux observé en mer Rouge. Après des mois d’opérations infructueuses face aux rebelles houthis, l’hypothèse d’une mission similaire dans le Golfe apparaît à la fois indispensable… et potentiellement ingérable.

    Car l’enjeu dépasse de loin celui du détroit de Bab el-Mandeb. Près de 20 % des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié transitent habituellement par ce goulet stratégique aujourd’hui bloqué par Iran. La fermeture prolongée de cette voie maritime a déjà provoqué un choc d’une ampleur inédite sur les marchés énergétiques, alimentant une flambée des prix et ravivant les craintes de pénuries durables.

    « Il n’y a aucun substitut au détroit d’Ormuz », a estimé mardi le directeur général de Kuwait Petroleum, cheikh Nawaf Saoud Al Sabah. « C’est le détroit du monde entier, tant au regard du droit international que de la réalité pratique. » Une affirmation qui résume la dépendance structurelle de l’économie mondiale à ce corridor étroit.

    Le précédent de la mer Rouge pèse lourd

    L’expérience récente en mer Rouge agit comme un avertissement. Lancée fin 2023, l’opération occidentale de sécurisation n’a pas permis de restaurer durablement la confiance des armateurs. Malgré des centaines de drones et missiles interceptés, quatre navires ont été coulés en deux ans, et le trafic commercial s’est largement détourné de la zone, préférant contourner l’Afrique au prix de surcoûts logistiques majeurs.

    Pour Joshua Tallis, analyste au Center for Naval Analyses, l’opération a été « un match nul (…), voire une défaite stratégique ». Un constat qui fragilise la crédibilité d’une intervention similaire dans une zone autrement plus militarisée.

    Une menace d’un autre ordre

    Contrairement aux Houthis, les forces iraniennes disposent d’un arsenal sophistiqué et d’une profondeur stratégique considérable. Drones à bas coût, missiles, mines flottantes, embarcations piégées : la panoplie est vaste et adaptée à une guerre d’attrition dans un espace maritime contraint.

    « Défendre les opérations de convois dans le détroit d’Ormuz est nettement plus difficile qu’en mer Rouge », prévient le contre-amiral à la retraite Mark Montgomery, qui a participé en 1988 à l’escorte de pétroliers américains à travers le détroit d’Ormuz pendant la guerre Iran-Irak. La géographie joue ici un rôle clé : les côtes montagneuses iraniennes surplombent directement le détroit, offrant des positions de tir rapprochées. À certains endroits, quelques minutes suffisent pour qu’un drone atteigne sa cible.

    Les analystes soulignent également la capacité des Gardiens de la révolution à dissimuler leurs équipements dans un réseau de bases côtières, de grottes et d’infrastructures souterraines, compliquant toute tentative de neutralisation préventive.

    Une opération militaire à haut risque

    Sécuriser Ormuz nécessiterait des moyens considérables : une douzaine de navires de guerre, appuyés par une couverture aérienne permanente et des capacités de déminage. Mais même un tel dispositif ne garantirait pas une protection totale.

    « Un destroyer peut intercepter des missiles, mais il ne peut pas simultanément balayer les mines, contrer des essaims de drones-bateaux provenant de plusieurs directions et gérer des perturbations de GPS », notent les analystes de SSY, un cabinet spécialisé dans l’analyse du marché maritime.

    Le risque humain et politique est également élevé. « Si (les Américains) perdent un destroyer dans cette opération (…), cela change complètement la donne. Cela représente 300 personnes », avertit Tom Sharpe, ancien commandant de la Royal Navy.

    Pressions politiques et incertitudes stratégiques

    À Washington, le dossier est devenu central pour Donald Trump, confronté à une inflation persistante et à la hausse des prix de l’essence. Le président américain oscille toutefois sur la stratégie, évoquant tour à tour une implication directe de la marine américaine ou un effort porté par les alliés.

    Dans le même temps, les discussions au Conseil de sécurité de l’ONU s’intensifient, certains États plaidant pour des mesures autorisant « tous les moyens nécessaires » pour garantir la liberté de navigation. Même en cas d’intervention, le rétablissement du trafic ne serait ni rapide ni garanti. « Il faudra peut-être mener ces opérations pendant des mois avant de parvenir à neutraliser définitivement la menace que représentent les Gardiens de la révolution islamique », estime Bryan Clark, du Hudson Institute.

    D’ici là, l’économie mondiale reste suspendue à l’évolution de ce point de passage critique. Sans réouverture rapide, la crise énergétique pourrait se transformer en choc inflationniste global, affectant bien au-delà des marchés pétroliers l’ensemble des chaînes de valeur industrielles et alimentaires. Ormuz n’est plus seulement un enjeu géopolitique : c’est désormais un test de résilience pour l’économie mondiale.

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  • Véhicules électriques : la France produit davantage mais reste importatrice… Où partent les voitures tricolores ?

    Véhicules électriques : la France produit davantage mais reste importatrice… Où partent les voitures tricolores ?

    La production de véhicules électriques en France « monte en charge », selon la note de conjoncture de l’Insee publiée ce mardi. Elle a « fortement progressé » : +74 % entre 2021 et 2025, et +27,3 % pour les véhicules hybrides (rechargeables et non rechargeables), contre une diminution de 11,8 % pour les véhicules thermiques.

    Leur part (électriques et hybrides réunies) a « crû de manière significative », passant de quatre véhicules sur dix (42 %) produits en 2021 à plus de la moitié sur l’année 2025 (54 %). Avec une progression plus rapide pour les véhicules électriques, qui sont passés de 13,6 % de la production de véhicules particuliers en 2021 à 21,4 % sur l’année 2025, contre 28 % à 32,2 % pour les hybrides.

    « En 2025, plus de 330 000 véhicules particuliers électriques neufs ont été immatriculés en France, soit 19,9 % des véhicules particuliers immatriculés dans l’année », indique par ailleurs l’Insee. Soit le double par rapport à 2021 (moins de 10 % du marché).

    Mais malgré cette montée en charge, « la France reste importatrice nette de véhicules électriques », souligne l’Insee. « En 2025, le nombre de véhicules particuliers électriques neufs immatriculés a été 1,5 fois supérieur à la production (216 000 véhicules particuliers électriques produits contre 331 000 immatriculés). »

    Plus des deux tiers des véhicules électriques importés proviennent d’un pays européen, en premier lieu d’Allemagne, qui représente un tiers à elle seule. Au classement des pays dont la France importe le plus de voitures électriques arrive ensuite la Chine (21,8 %). « Ce phénomène provient en partie de la production opérée par certains constructeurs occidentaux, l’origine des véhicules importés ne traduisant pas systématiquement la nationalité du constructeur », explique l’Insee.

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  • Stellantis redémarre en Europe grâce à ses petites voitures, mais la route est encore longue

    Stellantis redémarre en Europe grâce à ses petites voitures, mais la route est encore longue

    Stellantis est le seul constructeur, hormis les groupes chinois, à accroître ses ventes et sa pénétration en Europe (Grande-Bretagne, Suisse, et Norvège comprises). Sur les deux premiers mois de 2026, le groupe franco-italo-américain a accru ses immatriculations de 8,2 %. La marque Citroën progresse de 11,7 %, Opel-Vauxhall de 21 % et Fiat de 36,9 %, d’après les statistiques de l’Acea (Association des constructeurs européens) publiées ce mardi. Dans le même temps, le groupe Volkswagen reculait de 1,1 %, BMW de 5,6 %, Toyota de 7,2 %, le coréen Hyundai-Kia de 8,4 % et Renault (avec Dacia) de 14,7 % ! Dans ce contexte, la part de marché de Stellantis remonte à 17,3 %. Elle atteint 17,9 % en incluant la marque chinoise Leapmotor, dont le groupe contrôle 51 % des activités internationales. Stellantis, traditionnel second du continent, n’avait pas été proche à ce point du leader européen Volkswagen (26,4 %) depuis longtemps.

    Citroën profite de la pleine cadence des petites Citroën C3 (à partir de 15 990 euros) produites à Trnava (Slovaquie). Lancés en 2024 après une gestation tumultueuse en Inde, ces véhicules ont eu des débuts commerciaux difficiles. La firme a tardé à résoudre les différents bugs dont ils souffraient. Le site a donc eu beaucoup de mal à accroître ses rythmes de fabrication. Il a préféré se concentrer sur la résolution des problèmes de qualité. Mais tout semble enfin rentré dans l’ordre et les véhicules commandés sont enfin livrés. Chez Fiat, la croissance s’explique aussi par l’arrivée de nouveaux petits modèles. Commercialisée l’an dernier et produite à Kragujevac (Serbie), la Grande Panda (à partir de 16 400 euros) commence à s’imposer, surtout en Italie. Là aussi, les débuts ont été plus lents que prévu. La voiture apparaissait bien chère par rapport à l’ancienne Panda qu’elle était censée remplacer.

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