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  • Le monde suspendu à Islamabad, épicentre des tractations entre les États-Unis et l’Iran

    Le monde suspendu à Islamabad, épicentre des tractations entre les États-Unis et l’Iran

    Observer les personnalités des membres des délégations américaine et iranienne peut donner une idée de la conduite des discussions ouvertes samedi après-midi à Islamabad.

    Premier arrivé dans la capitale du Pakistan, J.D. Vance, le vice-président américain, était opposé depuis le début à cette guerre. « Il était le responsable américain le plus hostile à ce conflit, précise Karim Émile Bitar, directeur de recherche à l’Iris et spécialiste du Moyen-Orient et de la politique étrangère des États-Unis. J.D. Vance a fini par s’y ranger, mais il a très clairement dit qu’il était contre. D’autant que ce converti au catholicisme ne souhaite pas apparaître contraire aux positions du pape Léon XIV. »

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    L’ancien marine va devoir gérer la sortie d’une guerre qui a fait des milliers de morts et a été lancée sans stratégie ni but précis par son président milliardaire. Un président versatile qui, dans un entretien vendredi 10 avril au New York Post, a réitéré ses menaces contre l’Iran. « On redémarre tout [en cas d’échec des discussions], a-t-il écrit sur son réseau Truth Social. On charge les navires avec les meilleures munitions, les meilleures armes jamais construites […]. S’il n’y a pas d’accord, on va les utiliser de manière très efficace. »

    J.D. Vance, qui lorgne l’élection présidentielle de 2028, a beaucoup à gagner s’il obtient un accord, ou beaucoup à perdre. Le républicain est accompagné de Steve Witkoff – l’investisseur immobilier devenu envoyé spécial des États-Unis au Proche-Orient – et de Jared Kushner, homme d’affaires et gendre de Donald Trump, son seul titre officiel. Deux hommes sans expertise en matière de diplomatie, de nucléaire ou de navigation maritime et qui, deux jours avant le début des frappes américano-israéliennes du 28 février, négociaient avec les Iraniens sur la question des armements. Pas étonnant que Téhéran se méfie de ce duo controversé.

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