Tag: Tech & IA

  • Vers un nouveau moratoire interdisant les droits de douane sur l’e-commerce dématérialisé

    Vers un nouveau moratoire interdisant les droits de douane sur l’e-commerce dématérialisé

    Le moratoire de l’OMC interdisant les droits de douane sur l’e-commerce dématérialisé, qui doit expirer à la fin du mois, pourrait être reconduit pour deux ans. L’Inde a finalement levé son veto, ont indiqué samedi deux sources proches des discussions à la ministérielle de l’organisation à Yaoundé. Désormais, « tous les membres (de l’Organisation mondiale du commerce) soutiennent la reconduction », selon l’AFP alors que ces décisions sont prises par consensus. L’Inde, seul pays qui s’opposait à la reconduction du moratoire, a finalement validé deux ans de sursis, selon l’agence de presse.

    Reste à savoir si les États-Unis, qui réclament un moratoire permanent, vont se contenter de ce sursis de deux ans, alors que le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a affirmé cette semaine à Yaoundé que les États-Unis n’étaient « pas intéressés pas une nouvelle prolongation temporaire du moratoire ». Il doit expirer le 31 mars, sauf accord entre les ministres à Yaoundé. Les membres de l’OMC appliquent généralement des droits de douane aux marchandises et aux services importés mais, en 1998, ils ont convenu de ne pas en imposer sur l’e-commerce dématérialisé.

    Un manque à gagner fiscal

    Il « concerne tout ce qui est dématérialisé. Cela va beaucoup plus loin que les livres et la musique numériques. Cela concerne aussi par exemple les mises à jour de sécurité, les cours en ligne, la télémédecine… », avait expliqué à l’AFP une responsable de la Chambre de commerce internationale, Valérie Picard. Ce « moratoire provisoire sur l’imposition des droits de douane sur les transmissions électroniques » est renouvelé lors des conférences ministérielles successives de l’OMC, qui se tiennent généralement tous les deux ans.

    Certains pays en développement se montrent hésitants face au moratoire car ils y voient un manque à gagner fiscal et font valoir que le rythme rapide de la transformation numérique ne fait qu’accroître l’ampleur du problème. Afin de limiter l’opposition au moratoire, les États-Unis de Donald Trump ont négocié ces derniers mois une clause à ce sujet dans les accords bilatéraux conclus ces derniers mois avec certains pays, notamment l’Indonésie.

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  • IA : cette avancée de Google qui fait trembler les fabricants de puces sur les marchés

    IA : cette avancée de Google qui fait trembler les fabricants de puces sur les marchés

    Une avancée de Google fait trembler les géants des puces et de mémoires informatiques en Bourse. Mardi 24 mars, l’entreprise américaine a publié un billet de blog sur Turboquant, un ensemble d’algorithmes permettant une compression massive pour les grands modèles de langage (LLM). En d’autres termes, Google propose une solution pour réduire les besoins en mémoire vive (RAM), nécessaire aux LLM comme ChatGPT ou Gemini pour fonctionner.

    Il n’en fallait pas plus pour que les marchés s’inquiètent des fabricants de puces, semi-conducteurs et autres solutions de stockage. Micron Technology, le plus grand fabricant américain de puces mémoire, a vu son titre chuter à partir du lendemain : il a clôturé en baisse de 3,4 % jeudi. SK Hynix a chuté de 6 % et Samsung Electronics de 4 %.

    L’intelligence artificielle a accentué la pénurie de mémoire vive. Ce qui a fait grimper les prix des entreprises du secteur, la demande étant supérieure à l’offre disponible. Or, la solution de Google pourrait réduire la pression sur le marché de la RAM.

    « Pour les marchés, le raisonnement est immédiat : si chaque unité d’IA consomme moins de mémoire, alors la croissance structurelle de la demande en DRAM et NAND pourrait ralentir, ce qui remet en question une partie du narratif [récit] ultra-positif intégré dans les valorisations du secteur », explique, dans une note, John Plassard, économiste chez Cité gestion.

    Mieux comprendre TurboQuant

    « TurboQuant est une méthode de compression qui permet une réduction importante de la taille du modèle sans perte de précision, ce qui la rend idéale pour la compression de caches clé-valeur (KV) et la recherche vectorielle », précise Google dans son article de blog. Et tout ceci, sans perdre la performance des IA.

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  • SFR racheté : +5% à +25% sur votre facture ? Ce qui pourrait vous arriver

    SFR racheté : +5% à +25% sur votre facture ? Ce qui pourrait vous arriver

    Les informations à retenir

    La hausse des prix, un vrai risque après la possible vente de SFR

    • Les précédentes fusions d’opérateurs télécoms en Europe montrent qu’un passage de quatre à trois opérateurs tend à augmenter les prix de +5 % à +25 %, malgré un encadrement réglementaire.

    • Les autorités de la concurrence joueront un rôle clé en imposant des conditions pour limiter les hausses, car les promesses des opérateurs ne peuvent suffire à garantir des prix bas.

    Janvier 2012. L’opérateur télécom Free fait une entrée fracassante sur le marché de la téléphonie mobile en cassant les prix. En 80 jours, il prend 2,6 millions de clients et près de 4 % de part de marché à ses concurrents, qui sont contraints de s’aligner. Un an après, les tarifs du marché ont baissé en moyenne de 11,4 %. Un vrai séisme. Le phénomène exactement inverse pourrait-il se produire avec un passage de quatre à trois opérateurs, dans le cas où la cession de SFR à Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange venait à se concrétiser ? 

    Un acteur qui disparaît, c’est forcément moins de concurrence sur le marché grand public des télécoms. Il en résultera mécaniquement une incitation à rehausser les tarifs, car les clients auront moins de choix pour aller ailleurs. Mais les choses ne sont pas si simples.

    Des précédents d’augmentations en Europe

    « Dans une consolidation, l’enjeu ne se porte pas tellement sur le nombre d’acteurs car il n’y a pas de chiffre magique », nous indique Etienne Chantrel, expert en économie de la concurrence et associé au cabinet Eight Advisory. « Ce qui importe, c’est de savoir si la nouvelle structure de marché qui en découlera va poser problème. Et pour cela, il faut commencer par regarder les parts de marché de chacun, mais aussi se demander s’il y aura des risques accrus de collusion, des freins pour de nouveaux entrants, si les clients auront un pouvoir de négociation sur les prix, etc » .

    Il y a toutefois des précédents documentés. En 2018, le Berec (l’organisme des régulateurs européens des communications électroniques) a publié une étude sur trois exemples de passage de quatre à trois opérateurs télécom : en Autriche (2013), en Irlande (2014) et en Allemagne (2014). Avec pour conclusion que ces fusions ont eu tendance à réduire la concurrence par les prix au détriment du consommateur final. « Sur les quinze dernières années, les fusions télécoms ont été associées à des hausses de prix de l’ordre de +5 % à +25 %, selon les cas en Europe », confirme un économiste expert du marché.

    Toutefois, les effets observés sont à prendre avec précaution. « Le contrôle des concentrations est systématique en Europe pour des opérations de cette ampleur. Cela signifie que les cas problématiques ont normalement été interdits ou autorisées sous condition de “remèdes” pour minorer au maximum les effets anticoncurrentiels. En théorie, on ne devrait donc jamais observer d’opérations ayant conduit à des hausses de prix», fait observer Etienne Chantrel. On peut du coup se demander si les hausses n’auraient pas été encore plus élevées sans contrôle. 

    Les promesses des opérateurs ne suffiront pas

    En attendant, les opérateurs concernés assurent qu’ils veulent faire des gains de synergie et gagner davantage de clients sur leurs infrastructures. Mais pas augmenter les prix. « Nous tenons la promesse de maintenir nos prix bas depuis 25 ans et nous n’avons pas cessé d’enrichir nos forfaits aux mêmes tarifs depuis tout ce temps », nous assure le directeur général d’Iliad Thomas Reynaud. « C’est vrai sur le mobile mais pas sur le fixe. Cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas sincères au moment où ils le disent, mais c’est un engagement difficile à tenir car nul ne peut préjuger de l’avenir du marché », réplique un observateur du secteur. Voilà pourquoi les autorités de la concurrence ne se contenteront pas de belles promesses.

    Pour savoir quelles concessions imposer lors des fusions, comme céder une partie de la base clients, elles disposent d’un indicateur mesurant l’incitation d’une entité fusionnée à augmenter ses prix, en prenant en compte la proximité concurrentielle entre opérateurs et leurs marges. C’est ce qui a conduit Bruxelles à contraindre Orange et l’espagnol Masmovil à céder des fréquences au trublion roumain Digi. Et pour le moment, les tarifs ne sont pas repartis à la hausse sur un marché passé de cinq à quatre acteurs.

    Des mesures similaires pourraient être imposées au consortium français désireux de reprendre la plus grande part des actifs de SFR. Mais cela pourrait réduire l’intérêt pour lui de conclure l’affaire. C’est la raison qui va le pousser à argumenter des gains d’efficience (meilleure couverture, innovation, qualité de service) pour justifier une concentration. Mais ces bénéfices devront rester démontrables, quantifiables et profitables aux consommateurs.

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  • Cybermalveillance : la frontière entre les attaques virtuelles et le «  monde physique  » se brouille de plus en plus

    Cybermalveillance : la frontière entre les attaques virtuelles et le «  monde physique  » se brouille de plus en plus

    Les cyberattaquants cassent la barrière de l’écran. Dans les chiffres, le phénomène n’est pas encore perceptible, mais il est tout de même un sujet d’« inquiétude » pour Nicolas Eslous, directeur expertise cybersécurité de cybermalveillance.gouv.fr, qui présentait son rapport d’activité 2025. Pour rappel, Cybermalveillance est une plateforme de sensibilisation et d’aide aux victimes, qui opère le service d’assistance « 17Cyber ». « On constate depuis quelque temps une prolongation des attaques cyber dans le monde physique, et particulièrement en 2025 », alerte-t-il. Plus concrètement, le spécialiste constate que des cyberattaquants vont faire appel à des sous-traitants qui complètent l’arnaque dans le monde physique. 

    Ce type de prolongement se constate notamment dans les fraudes aux faux conseillers bancaires, un type d’attaque en progression selon Cybermalveillance. Sur les 504 810 demandes d’assistance enregistrées par la plateforme (93 % de particuliers, 6 % d’entreprises et 1 % de collectivités), 15 000 concernaient ce type d’arnaque qui touche les particuliers, en hausse de 159 % sur un an. « Dans le cadre de ces fraudes, des faux conseillers peuvent envoyer un porteur chez la victime pour récupérer sa carte bancaire », précise Nicolas Eslous.

    Cambriolages liés à une fuite de données

    Ce passage du monde cyber au monde physique se constate aussi dans des opérations moins courantes comme les enlèvements et les séquestrations d’entrepreneurs et de détenteurs de crypto-actifs. Ces enlèvements seraient potentiellement liés à des fuites de données chez des opérateurs crypto comme Waltio. En janvier 2026, Cybermalveillance alertait dans une note sur les « nombreux témoignages d’utilisateurs de son service d’assistance 17Cyber faisant état de prises de contact par de faux employés qui prétendent travailler pour des opérateurs connus de crypto-actifs ou de faux services anti-fraude de leur banque qui les alertent de transactions suspectes sur leur portefeuille de cryptomonnaies. » Dans certains cas, ces criminels ont aussi menacé et attaqué des victimes pour les extorquer.

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  • OpenAI abandonne ses paris ratés et se concentre sur les entreprises

    OpenAI abandonne ses paris ratés et se concentre sur les entreprises

    OpenAI en plein virage… ou en rétropédalage. L’entreprise américaine multiplie les annonces ces derniers jours pour amorcer un changement de stratégie. Le créateur de ChatGPT vient notamment de mettre fin à son application de génération de vidéo Sora. Celle-ci capterait trop de ressources en calcul alors que l’entreprise doit se concentrer sur sa course contre ses rivaux. Et notamment sur l’entraînement de son futur modèle surnommé « Spud », qui devrait sortir dans quelques semaines, précise un mémo de Sam Altman consulté par The Information. Exit aussi le contrat avec Disney, annoncé il y a à peine trois mois, qui aurait pu rapporter un milliard de dollars à OpenAI en permettant aux utilisateurs de créer des vidéos de leurs personnages préférés.

    La fonctionnalité « Instant check-out », qui permettait de réaliser ses achats directement dans ChatGPT, vient elle aussi d’être discrètement abandonnée — OpenAI fait valoir que le niveau de « flexibilité » attendu n’était pas au rendez-vous. Walmart, l’un des premiers clients à vendre des produits directement dans ChatGPT, raconte à Wired que les premières expérimentations se sont avérées peu convaincantes.

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  • Zuckerberg, Huang, Ellison, Dell… La « dream team » du nouveau cabinet tech de Trump

    Zuckerberg, Huang, Ellison, Dell… La « dream team » du nouveau cabinet tech de Trump

    Donald Trump a annoncé mercredi la première promotion du conseil aux sciences et technologies (PCAST, President’s Council of Advisors on Science and Technology), un organisme créé au début de son mandat et destiné à formuler des recommandations pour stimuler le secteur technologique américain. La liste des membres a été révélée via un message de la Maison Blanche sur X.

    Parmi les treize personnalités nommées figurent des acteurs majeurs de la tech : Mark Zuckerberg, PDG de Meta, Jensen Huang, patron du géant des puces Nvidia, et Larry Ellison, président d’Oracle. « Tous trois sont connus pour avoir des liens privilégiés avec le président américain », souligne le communiqué officiel.

    Le conseil inclut également Michæl Dell, à la tête du groupe informatique éponyme, et Marc Andreessen, de la société de capital-investissement Andreessen Horowitz. Sont en revanche absents de la liste, les dirigeants des géants Amazon, Microsoft, Alphabet et Apple, révélant un choix sélectif qui pourrait refléter des affinités personnelles plus que la représentation sectorielle.

    Le conseil accueillera également des figures moins traditionnelles, comme Fred Ehrsam, cofondateur de la plateforme de cryptomonnaies Coinbase, qui « a contribué pour un million de dollars à la cérémonie d’investiture du président américain », souligne le communiqué.

    Le PCAST sera co-présidé par David Sacks, principal conseiller de Donald Trump sur l’intelligence artificielle et les cryptomonnaies, et Michæl Kratsios, référent de la Maison Blanche sur les sciences et technologies. Selon le décret créant l’organe datant de janvier 2025 , le conseil peut compter jusqu’à 24 membres et « sera dissout deux ans après la publication du texte, donc théoriquement en janvier 2027, à moins d’une prolongation par le président américain ».

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  • IA : une contribution encore faible à la croissance française comparée aux États-Unis

    IA : une contribution encore faible à la croissance française comparée aux États-Unis

    La croissance française bénéficie-t-elle déjà de la révolution de l’intelligence artificielle ? L’arrivée de ChatGPT (OpenAI) et d’autres modèles (Claude, Gemini) suscite de grands espoirs. Ces technologies promettent des gains de productivité et de nouvelles richesses.

    « Dans tous les pays, ce développement accéléré est susceptible d’affecter l’activité économique par plusieurs canaux à court terme côté demande et même côté offre, du fait de sa rapidité de diffusion », note l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans sa note de conjoncture publiée mardi.

    Mais si les États-Unis commencent déjà à profiter des fruits de cette révolution, la France a encore des difficultés à évaluer les véritables conséquences sur son tissu économique.

    Les investissements représentent un tiers de la croissance américaine

    Outre-Atlantique, l’intelligence artificielle participe à la croissance en premier lieu grâce aux investissements des entreprises. Des investissements qui comprennent les logiciels et équipements informatiques mais aussi les centres de données, note l’Insee. D’après ses chiffres, au quatrième trimestre 2025, l’investissement en équipements informatiques (hors centres de données) représentait 2,2 % du PIB en valeur et celui en logiciels 2,5 %. Soit une augmentation de 0,3 point pour le premier et de 0,2 point pour le second par rapport à mi-2022, quand ChatGPT n’était pas encore sur le marché.

    De leur côté, les centres de données ont poussé comme des champignons sur le territoire américain. Mais pour le moment, ils ne représentent que 0,1 % du PIB. Au total, un tiers de la croissance américaine en 2025 dépend des investissements dans l’intelligence artificielle.

    Une poussée de l’investissement qui rappelle la période précédant la bulle Internet. « Sur la période récente, l’année 2025 se distingue par une contribution de l’investissement numérique d’une ampleur comparable à celle observée à la fin des années 1990 », écrit l’institut.

    En France, il est plus difficile de flécher ces investissements. Le secteur qui pourrait investir le plus dans l’IA est celui de l’information et de la communication. S’il participe à l’activité économique, sa contribution à la croissance « tend à diminuer », estime l’Insee, bien loin de la situation américaine. Pour les centres de données, l’Insee précise qu’il n’y a pas encore de séries statistiques comparables à celles de nos partenaires américains. 352 centres seraient exploités en 2024, selon l’Ademe.

    Une consommation française pas du tout dopée à l’IA

    La révolution de l’IA peut également participer à la croissance grâce à la consommation aux États-Unis. En effet, les ménages américains tirent une partie de leur richesse des marchés financiers. Quand les actifs détenus par les ménages augmentent, ils peuvent davantage consommer. L’essor de l’intelligence artificielle a poussé les marchés financiers à de nouveaux records, notamment sur les valeurs technologiques.

    Mais une telle analyse comporte des limites : généralement ce sont les ménages les plus aisés qui bénéficient des plus-values liées à l’intelligence artificielle. « L’effet sur la consommation est vraisemblablement positif mais modéré en moyenne, compte tenu d’une propension à consommer plus faible en haut de la distribution », complète l’institut.

    Par ailleurs, les records de valorisation des valeurs technologiques ont pu faire craindre un retournement du marché, voire l’éclatement d’une bulle IA.

    Dans l’Hexagone, le canal de la consommation est écarté par l’Insee. « L’existence d’éventuels effets de richesse sur la consommation en France est en général sujette à débat », argue l’institut. Il est aussi « peu probable qu’un tel effet ait pu jouer récemment, dans un contexte où la consommation des ménages est décevante depuis plusieurs années et le taux d’épargne historiquement haut ».

    Risque sur l’emploi

    Concernant les emplois, l’IA a été employée rapidement par les entreprises, que ce soit aux États-Unis ou en Europe. Un quart des salariés utiliserait déjà cette technologie au travail, précise l’Insee. Elle aurait également déjà amélioré la productivité.

    Mais cette révolution participe aussi à réduire les emplois dans des secteurs liés à l’informatique, outre-Atlantique mais aussi en France. Ainsi, l’emploi a baissé dans le secteur des activités informatiques et services d’information en France depuis 2023, « tandis que la valeur ajoutée conserve une trajectoire sans inflexion marquée », complète l’institut.

    Ce sont surtout les plus jeunes qui sont concernés par un repli de l’emploi. Fin 2025, l’emploi des 15-29 ans recule de 7,4 % dans l’informatique et de 5,8 % dans l’édition. En comparaison, l’ensemble du secteur marchand ne baisse que de 0,7 %. Il n’empêche, toujours en France, « les effets sur l’emploi global resteraient ainsi encore largement indéterminés ».

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  • Deeptech : le Centre-Val de Loire ne veut plus être le parent pauvre

    Deeptech : le Centre-Val de Loire ne veut plus être le parent pauvre

    Seulement trois ou quatre sociétés proposant des innovations de rupture sont créées ou s’implantent annuellement en Centre-Val de Loire. C’est cinq fois moins que la quinzaine escomptée par le plan France 2030.

    Au niveau national, le secrétaire général pour l’investissement Bruno Bonnel table sur un rythme annuel de 500 nouvelles Deep Tech émergeant en France.

    « Dans ce contexte, il était urgent de lancer localement un événement référent comme La Fabrique Deep Tech consacré au digital à Tours, explique Xavier Aubry, fondateur de l’accélérateur de start-up Deep Tech Da Vinci Labs. Il permettra d’une part de pousser les chercheurs à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, et d’autre part aux différents acteurs du secteur, publics et privés, de mieux s’identifier pour mieux se connaître ». Supernova Invest, Bpifrance Large Venture, Vermon et Deeptech Founders constituent ainsi les premiers investisseurs de la Deep Tech. Outre les antennes du CNRS, de l’Inserm, de l’Inra, la région héberge également le siège du BRGM à Orléans, côté recherche publique.

    Fuite des cerveaux à l’Ouest et au Nord

    Avec sur son territoire environ une trentaine de sociétés Deep Tech, tous domaines d’activités confondus, le Centre-Val de Loire pâtit de plusieurs paramètres. « Sa proximité avec la région parisienne, notamment le plateau de Saclay au nord, et avec Nantes à l’Ouest, provoque un phénomène d’aspiration des cerveaux, constate Jacky Chartier, directeur de C-Valo, structure régionale de transfert de technologies issues de la recherche publique vers le secteur privé. La co-construction de start-up entre l’Île-de-France et le Centre-Val de Loire constitue une façon de pallier ce handicap. Elle a permis notamment de donner naissance en 2024 à la start-up Harmonix dont la solution d’ultrasons est très prometteuse dans le traitement des atteintes neuro-dégénératives ».

    Totems en berne 

    Autre frein pour les Deep Tech dans la région, l’absence d’immobilier spécifiquement dédié à ces sociétés, y compris incluant des paillasses de laboratoire. « Sans parler du Baiolabs Hôtel Dieu à Paris, et du Génopole à Evry, la plupart des agglomérations sont dotées de lieux pour accueillir les Deep Tech, explique Vincent Puard, directeur général de la start-up Mabsillico, basée à Tours et spécialisée depuis 2017 dans la conception d’anticorps. Le Centre-Val de Loire, qui en est dépourvu, aurait intérêt à se doter d’un tel totem, source reconnue d’attractivité dans l’Hexagone ».

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  • Free : l’opérateur se rêve en géant européen des infrastructures cloud et IA

    Free : l’opérateur se rêve en géant européen des infrastructures cloud et IA

    Les informations à retenir

    • Iliad accélère dans le cloud et l’IA. Porté par les enjeux de souveraineté, l’opérateur veut devenir un acteur majeur des infrastructures numériques en Europe, au-delà des télécoms.

    • Scaleway se développe. Le cloud souverain de cette filiale d’Iliad, basé sur des technologies internes et open source, attire des clients publics.

    • Des investissements importants et stratégiques. 4 milliards d’euros seront investis d’ici à 2030, notamment dans des data centers, par le groupe.

    Devenir un leader des infrastructures numériques en Europe, c’est l’ambition assumée du groupe Iliad, maison mère de l’opérateur Free appartenant à Xavier Niel. Ce qui explique pourquoi ses dirigeants ont presque davantage parlé de cloud et d’IA que de télécom lors de la présentation des résultats financiers 2025 à la presse, ce mardi 24 mars.

    Pourtant, ce groupe aux 52 millions de clients dans le monde a tiré de son cœur d’activité d’opérateur l’essentiel de ses 10,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires l’année dernière. Comment expliquer un tel positionnement ? Tout simplement parce que le contexte géopolitique troublé et l’essor de l’intelligence artificielle lui donnent l’occasion de renforcer ses activités de cloud computing et d’hébergement, lancées dès la fin des années 1990. Et peut-être même de jouer un rôle de premier plan en matière de souveraineté en Europe.

    Le pari de l’autonomie logicielle

    Sa filiale de cloud computing Scaleway, qui était déjà présente en France, en Pologne et aux Pays-Bas, vient en effet de lancer une nouvelle région cloud en Italie et se prépare à le faire en Suède et en Allemagne. Et elle profite à plein de l’intérêt des entreprises et organisations européennes pour des solutions technologiques offrant une certaine autonomie par rapport aux États-Unis.

    Si Iliad n’est pas le seul à se positionner sur le cloud souverain, sa filiale a fait le choix de développer en interne la partie stack logicielle à partir de solutions open source et avec une équipe de 350 développeurs. « C’est la force de développeurs actuellement la plus importante en Europe », a tenu à souligner le directeur général d’Iliad Thomas Reynaud.

    Le bon timing

    Un positionnement unique initié il y a quelques années déjà et qui finit seulement par payer depuis que l’imprévisible Donald Trump est revenu au pouvoir. Avec deux belles prises récentes de clients : la mairie de Copenhague, ainsi que la Commission européenne dans le cadre du projet d’euro numérique de la Banque centrale européenne. Citons encore France Télévisions qui est en train de rapatrier les données de ses programmes hébergées auparavant par l’américain AWS.

    Cette stratégie est-elle risquée ? « Il va y avoir une volonté de souveraineté forte en Europe, c’est une certitude, avec la nécessité de faire émerger des acteurs locaux », analyse Sylvain Chevallier, associé au sein du cabinet Bearing Point, en charge des secteurs télécom et tech. « Mais cela reste un pari parce que les investissements sont conséquents et que les revenus ne seront pas tout de suite au rendez-vous. Ils se disent probablement qu’ils auront plus de chance en se positionnant tôt et fort ». C’est aussi probablement le moment idéal pour se lancer, alors que le gros des investissements dans les réseaux de fibre optique et 5G est passé.

    Deux gros projets de data centers

    Côté data center, le groupe développe deux gros projets en France, avec l’ambition de « dépasser les 300 mégawatts (MW) de capacité d’ici à 2034 », a encore précisé Thomas Reynaud. Le premier, déjà bien avancé, se situe dans le Val-d’Oise avec l’objectif d’atteindre 120 MW et des premières capacités livrées dès 2027. La commercialisation serait en cours, avec notamment des hyperscalers comme clients. 

    Le deuxième projet, porté par le consortium AION, se situera en Seine-et-Marne et en partenariat avec EDF. Il s’agit de créer un data center entièrement dédié à l’intelligence artificielle avec une capacité qui pourrait être comprise entre 250 et 300 MW. Bien que le site soit choisi et que la procédure de raccordement électrique accélérée soit lancée, le projet en est encore au stade des autorisations administratives. Il pourrait être éligible à l’appel d’offres que la Commission européenne s’apprête à lancer sur les gigafactories. « L’objectif, c’est de proposer la meilleure plateforme infrastructure et logicielle permettant d’accéder à l’IA en ayant la maîtrise logicielle la plus complète », a commenté Aude Durand, directrice générale déléguée du groupe Iliad.

    Cloud, data center, puissance de calcul, le groupe Iliad fait un véritable pari sur l’avenir en choisissant d’investir de façon conséquente dans ces activités qui pouvaient sembler de prime abord périphériques. « Sur les 5 à 6 prochaines années, nos investissements sur ces nouveaux métiers devraient s’établir à environ 4 milliards d’euros », nous a précisé Thomas Reynaud. Avec l’espoir de tirer profit à moyen terme de cette stratégie.

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  • Brevets : l’IA, le quantique et l’Asie redessinent l’innovation en Europe

    Brevets : l’IA, le quantique et l’Asie redessinent l’innovation en Europe

    Une croissance fulgurante des technologies quantiques et de l’IA, des innovateurs asiatiques de plus en plus présents sur le marché européen, et des secteurs traditionnels (santé et transport), toujours importants en volume, mais qui portent moins la dynamique… Voilà le paysage technologique que cartographie le baromètre annuel de l’Office européen des brevets (OEB), l’EPO Technology Dashboard 2025 (anciennement Patent Index) publié mardi 23 mars 2026. « Un indicateur intéressant, car ils donnent une vision “fraîche” de l’innovation », argumente  Yorick Lostetter, Chief Business Analyst à l’OEB, car les brevets donnent une vision « fraîche » de l’innovation, les demandes étant publiées avant que les technologies n’arrivent sur le marché. 

    L’organisme a recensé 201 974 demandes en 2025, en progression de 1,4 % par rapport à 2024. Un rebond comparé aux récentes années qui affichaient une stagnation. Les demandes sont, sans surprise, majoritairement portées par les technologies numériques et les énergies propres, pointe l’OEB. 

    Comme l’an passé, les technologies informatiques sont restées le principal domaine d’innovation en 2025 (+ 6,1 % par rapport à 2024), stimulées par une augmentation des demandes de brevet liées à l’intelligence artificielle (+ 9,5) et par la progression des technologies quantiques. « C’est encore un domaine modeste, qui représente que 451 brevets demandés, mais le nombre de dépôt a plus que doublé en cinq ans, et progressé de 38 % en un an », précise Yorick Lostetter.

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