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  • Niveau de vie : comment le système de retraite lisse les inégalités de carrière

    Niveau de vie : comment le système de retraite lisse les inégalités de carrière

    Les informations à retenir

    Le passage à la retraite marque-t-il une rupture financière ?

    • Le taux de pauvreté recule de 12,4 % à 8,3 % dès la liquidation des droits.

    • Grâce aux revenus du conjoint, la baisse médiane du niveau de vie se limite à 9 %.

    • Après leur départ, 35 % des nouveaux retraités voient leur niveau de vie augmenter.

    Selon la direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques (Drees), la retraite réduit le taux de pauvreté de 4,1 points dès la liquidation. Ce mécanisme transforme les revenus précaires en pensions stables. La part des ménages sous le seuil de pauvreté chute ainsi de 12,4 % à 8,3 %. Le système remplace l’aléa du marché du travail par une prestation prévisible. Il devient un stabilisateur social immédiat pour les nouveaux retraités.

    Entre 2012 et 2020, toutes les cohortes affichent un recul compris entre 3,2 et 4,7 points. La pension offre une stabilité que le marché de l’emploi ne garantissait plus aux carrières hachées. Elle remplace des ressources irrégulières par un revenu régulier. Pour les populations fragiles, la retraite agit comme un « revenu socle ». Le système transforme une incertitude professionnelle en une sécurité financière immédiate.

    Taux de pauvreté monétaire juste avant et juste après le départ à la retraite, pour les nouveaux retraités en 2020 (Crédits : Drees)

    Le niveau de vie préservé par l’effet ménage

    Il faut distinguer la pension brute du niveau de vie réel. Pour un actif, la pension individuelle est 25 % inférieure au dernier salaire. Pourtant, la structure du foyer amortit ce choc. En intégrant le patrimoine et les revenus du conjoint, la baisse médiane se limite à 14 %.

    Le calcul final intègre la fiscalité et la taille du ménage. Après ces ajustements, la baisse médiane ne dépasse pas 9 %. Plus d’un tiers des retraités (35 %) voient même leur niveau de vie progresser. La solidarité et la mutualisation au sein du couple jouent un rôle moteur dans ce maintien.

    Répartition selon la catégorie de niveau de vie juste avant et juste après le départ à la retraite, pour les nouveaux retraités en 2020
    Répartition selon la catégorie de niveau de vie juste avant et juste après le départ à la retraite, pour les nouveaux retraités en 2020 (Crédits : Drees)

    Les chômeurs et invalides sont les premiers gagnants

    Les inégalités de carrière ne s’effacent pas lors de la signature du relevé de situation. Toutefois, certains profils bénéficient d’un gain net immédiat. C’est le cas des personnes au chômage ou en invalidité avant la liquidation. Leur niveau de vie grimpe de 9 % pour les ex-chômeurs et de 4 % pour les invalides.

    La retraite met fin au sous-emploi ou à la dépendance aux allocations sociales. À l’inverse, la durée de cotisation reste un facteur discriminant majeur. Les retraités au taux plein ont une pauvreté inférieure de 13 points aux autres. Il s’agit de ceux qui attendent l’âge d’annulation de la décote (AAD). Les célibataires et les locataires du parc social restent les catégories les plus exposées.

    Un tassement social sans remise en cause des hiérarchies

    La distribution des revenus se tasse vers le centre de l’échelle. La mobilité sociale reste modérée. En effet, 50 % des retraités conservent leur catégorie de niveau de vie initiale. Parmi les 41 % qui changent de tranche, la transition se fait vers une catégorie adjacente.

    La part des retraités « aisés » recule d’environ 6 points. Parallèlement, la catégorie des revenus « modestes » progresse de 3,9 points. Ce groupe se situe entre le seuil de pauvreté et 90 % du niveau de vie médian. Le système produit moins de très hauts et de très bas revenus.

    La retraite homogénéise les conditions de vie. Elle reste cependant le miroir fidèle des positions acquises pendant 40 ans de travail. Les interruptions de carrière se traduisent mécaniquement par des pensions plus faibles.

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  • Lutte contre les mines : Thales propose un système projetable livré en quelques semaines

    Lutte contre les mines : Thales propose un système projetable livré en quelques semaines

    Le cauchemar des marines et des armateurs… Les derniers conflits (Ukraine, Iran…) ont remis au gout du jour la lutte contre les mines, qui avait disparu au fil du temps de la mondialisation heureuse. Au moment où Londres et Paris vont organiser cette semaine une réunion d’une trentaine de pays prêts à former une coalition pour sécuriser le détroit d’Ormuz pris en otage par l’Iran, Thales lance ce jeudi Expeditionary PathMaster, un système basé sur un centre d’opérations expéditionnaire (e-POC) rapidement projetable. « Cette solution permet aux forces navales de mener une mission de lutte contre les mines complète partout dans le monde », explique le groupe de défense de haute technologies.

    Le groupe, qui a 52 marines clientes dans le monde, réalise environ 12% de son chiffre d’affaires dans le naval, en croissance de 6%. Il se revendique comme un leader mondial dans la lutte contre les mines depuis plus de 50 ans. Il a développé le système franco-britannique de lutte contre les mines, Maritime Mine Counter Measures (MMCM), dont il a livré en décembre 2024 le premier système de drones de lutte contre les mines. Il est par ailleurs le leader mondial dans le domaine des sonars, livrant même des systèmes à la marine américain.

    Un système livré en six semaines

    Basé sur le système PathMaster livré à la Marine Nationale, Expeditionary PathMaster est une solution évolutive et interopérable, qui peut être mise en œuvre depuis le rivage, à partir d’une côte, d’un navire de lutte contre mines ou de toute plateforme. Il « permet aux marines d’agir rapidement, de sécuriser les infrastructures critiques et de mener à bien des opérations expéditionnaires et amphibies », explique Thales.

    Ce nouveau système est d’ores et déjà prêt et peut être livré en quelques semaines, voire dans les six mois, aux marines, assure le groupe. Cette agilité commerciale et industrielle va permettre à Thales d’accompagner la croissance du marché et, surtout, toutes les demandes pressantes des marines dans la lutte contre les mines (mines de fonds, mines à orin – amarrées -, mines dérivantes). « La plupart des opérations se déroulent dans une forme d’urgence. Il y a toujours une pression internationale de réouverture du passage que vous êtes en train de déminer », explique Eric Chaperon, conseiller pour défense marine de Thales. Ce marché sera en croissance ces prochaines années : il s’élevait à 600 millions en 2025, il est estimé à 850 millions d’euros en 2030.

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