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  • Cyberattaques : le spatial français cherche à anticiper les menaces

    Cyberattaques : le spatial français cherche à anticiper les menaces

    En 2022, au début de la guerre en Ukraine, le réseau Viasat avait été la cible d’une cyberattaque massive, entraînant des coupures d’électricité pour des milliers de particuliers et d’entreprises européennes. Sur mer, la surveillance des activités des navires passe aussi par l’interception de signaux radiofréquences depuis l’espace.

    Dans un contexte de recrudescence des tensions géopolitiques et d’extension des champs de confrontation, les engins spatiaux et les infrastructures au sol sont de plus en plus exposés à des sabotages informatiques et à des menaces cyber insuffisamment appréhendés. Pour de nombreux professionnels, la cybersécurité du spatial est devenue un enjeu de souveraineté et de résilience.

    C’est dans ce contexte que le Pôle d’excellence cyber (PEC) à Rennes et Irispace, l’Institut régional de l’innovation spatiale présidé par l’IMT Atlantique à Brest, viennent de lancer mi-mars le groupe de travail « Cyberdéfense du domaine spatial ».

    Ce collectif d’acteurs industriels, académiques et institutionnels va collaborer pour anticiper les menaces, au niveau national et européen, et imaginer comment protéger les infrastructures satellitaires. Leur initiative s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie récemment annoncée par Emmanuel Macron, dans le spatial civil, militaire et dual.

    « Ce groupe est composé de membres représentatifs de l’ensemble de l’écosystème du PEC : des entreprises privées comme Airbus Defense & Space, Gatewatcher, Sopra Steria, Thales, Yogosha, des universités et centres de recherche tels que l’IMT Atlantique, l’Université de Brest, l’IRT b-com, des acteurs publics territoriaux dont Rennes Métropole et Irispace », détaille Arnaud Coustillière. « L’espace s’impose désormais comme un enjeu majeur de souveraineté des États dont il faut protéger les infrastructures critiques. L’enjeu a longtemps été sous-estimé », observe l’ancien vice-amiral d’escadre (2S), président du Pôle d’excellence cyber.

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  • Spatial : la Russie reprend l’envoi de fusées depuis le Kazakhstan

    Spatial : la Russie reprend l’envoi de fusées depuis le Kazakhstan

    La Russie a lancé dimanche un vaisseau cargo depuis un pas de tir du cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan) ayant été endommagé en novembre et qui constitue le seul site russe pour envoyer des équipages vers la Station spatiale internationale (ISS).

    L’agence spatiale russe Roscosmos a diffusé en direct le lancement de ce cargo de type Progress, le MS-33, envoyé dans l’espace à l’aide d’une fusée Soyouz. Il est prévu que ce vaisseau, qui contient notamment du carburant, de l’eau potable et de l’oxygène, atteigne mardi le segment russe de l’ISS.

    Situé dans les steppes du Kazakhstan, immense pays d’Asie centrale, le cosmodrome Baïkonour est loué par la Russie jusqu’en 2050.

    Le premier lancement depuis novembre

    Il s’agit du premier lancement depuis le pas de tir N° 31, endommagé le 27 novembre lors du décollage vers l’ISS d’une fusée Soyouz emportant un équipage russo-américain. Les dégâts, jugés importants, avaient nécessité plusieurs mois de réparations. Ces installations sont les seules à permettre à la Russie de faire décoller des vols habités.

    Pionnier historique de la conquête spatiale du temps de l’URSS, Moscou a subi depuis la dislocation de l’Union soviétique de nombreux déboires dans ce domaine. Le secteur spatial russe souffre depuis des années d’un sous-financement chronique, de scandales de corruption et d’échecs tels que la perte de la sonde lunaire Luna-25 en août 2023.

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