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    Stellantis met fin à la production auto à Poissy, ultime site francilien

    Lors d’un Comité social et économique (CSE), la direction du site acte ce jeudi la fin de la fabrication de véhicules fin 2028. L’usine née en 1938 avait encore assemblé 89 500 DS3 et Opel Mokka en 2025 avec 2 000 personnes… Contre 24 000 dans les années 1980. Poissy devrait toutefois préserver une partie de ses emplois.

    Sale temps pour l’automobile tricolore. Après l’annonce mardi soir d’une suppression de 15 à 20 % des effectifs mondiaux de l’ingénierie Renault, c’est au tour de Stellantis d’arrêter la fabrication de véhicules à Poissy fin 2028. Le directeur du site des Yvelines, Eric Hann, l’annonce ce jeudi lors d’un comité social et économique (CSE). Toute une page d’histoire industrielle tricolore se tourne.

    L’usine de Poissy avait encore fabriqué 89 500 unités en 2025 (87 000 l’année précédente, 145 000 en 2023). Une production centrée à 95% sur le petit SUV Opel Mokka, lancé en 2020, dont la fabrication doit s’arrêter dans deux ans et demi. Quant au cousin DS3 commercialisé en 2018, il n’est plus assemblé qu’au compte-gouttes.

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    Née en 1938, cette usine sera passée entre les mains de plusieurs constructeurs durant un parcours pour le moins mouvementé. Elle aura fabriqué en effet des Matford, puis des Ford, avant d’être rachetée en 1954 par Simca, lui-même repris par Chrysler en 1970, avant que les activités européennes de l’Américain ne se retrouvent dans le giron de PSA huit ans plus tard. Et, début 2021, le site passait in fine sous la bannière de Stellantis, suite à la fusion de PSA et Fiat Chrysler (FCA). Abritant aujourd’hui le siège de Stellantis France, l’usine de production ne compte plus que 2 000 salariés… contre 24 000 à sa grande époque dans les années 80.

    Une moyenne d’âge des salariés très élevée

    « La moyenne d’âge est très élevée, de 54-55 ans, et, quand l’activité d’assemblage s’arrêtera, ce sera deux ans de plus », souligne Frédéric Lemayitch. Le délégué central CFTC ajoute : « Beaucoup de salariés veulent partir. Et Stellantis maintiendra les emplois de ceux qui souhaitent rester ». Interrompre la fabrication de voitures n’implique pas en effet une fermeture. C’est ce qu’explique ce jeudi Eric Hann aux syndicats. Des investissements sont d’ailleurs prévus, dont 20 millions d’euros pour une presse d’emboutissage. Afin de fabriquer notamment des pièces automobiles à destination d’autres sites de Stellantis.

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