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  • Air Canada à Nantes : un long-courrier qui relance l’ambition… et réveille le dilemme de la saturation

    Air Canada à Nantes : un long-courrier qui relance l’ambition… et réveille le dilemme de la saturation

    Au moment où Nantes-Atlantique retrouve les 7,2 millions de passagers de ses années record, l’arrivée d’Air Canada marque un tournant stratégique : celui d’un aéroport qui redevient attractif pour les long-courriers tout en devant composer avec une infrastructure officiellement saturée. Une avancée majeure mais non dénuée de paradoxes.

    En ouvrant Nantes-Montréal le 11 juin prochain (et jusqu’au 12 octobre), Air Canada devient la deuxième compagnie transatlantique à opérer depuis Nantes-Atlantique, aux côtés d’Air Transat. Pour Air Canada, cette arrivée n’est pas un simple coup d’essai. La compagnie cherchait depuis plusieurs années à se positionner à Nantes, un marché « déjà sur son radar depuis longtemps », dixit Jean-François Raudin, directeur commercial France, porté par une demande en « hausse de 25 % » sur la période estivale, toutes compagnies confondues. « C’est un signal fort ! », renchérit Guillaume Dubois, directeur de Nantes-Atlantique. Et d’ajouter : « La demande pour le Canada étant supérieure à l’offre disponible, l’arrivée d’Air Canada permettra donc de mieux répondre aux besoins de mobilité des habitants, des entreprises, du monde académique et des visiteurs internationaux. »

    Avec jusqu’à quatre vols hebdomadaires, Air Canada vient capter une clientèle qui « évasait » massivement vers Paris pour trouver plus de choix ou des tarifs compétitifs. L’arrivée d’un nouvel acteur long-courrier densifie l’offre et répond aux besoins d’un territoire dont l’attractivité touristique, économique et mémorielle ne cesse de croître.

    Côté flotte, l’opération repose sur deux appareils nouvelle génération : d’abord le B737 MAX (de mi-juin à mi-juillet), puis l’A321 XLR, l’un des monocouloirs long-courriers les plus attendus, moins de 200 sièges, qui permet d’ouvrir des destinations transatlantiques sur des plateformes régionales sans recourir aux gros-porteurs.

    Une infrastructure sous tension : le paradoxe de la saturation

    C’est là que surgit le dilemme. Comment accueillir davantage de long-courriers sur un aéroport dont les capacités sont officiellement dépassées ? Air Canada balaie l’inquiétude : le vol est programmé en « milieu de journée », une plage moins congestionnée, et la compagnie affirme avoir obtenu les garanties nécessaires concernant le traitement des appareils, des bagages ou des contrôles. Pour son directeur commercial France, la saturation n’a pas constitué un frein : « Si l’aéroport n’était pas en mesure de nous accueillir, nous ne serions pas venus », répond-il à La Tribune.

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