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  • L’exposition au cadmium pourrait expliquer jusqu’à 34 % des cas d’ostéoporose d’ici 2040

    L’exposition au cadmium pourrait expliquer jusqu’à 34 % des cas d’ostéoporose d’ici 2040

    Faut-il s’inquiéter du cadmium qui s’accumule dans les sols, et se retrouve bien souvent dans notre alimentation ? Et si oui, quels sont les risques pour la santé associés à la consommation de ce produit, normalement réservé à l’agriculture ? C’est à ces questions que l’Anses a entrepris de répondre dans un vaste rapport d’expertise de près de 400 pages. L’agence a passé au crible l’ensemble des sources d’exposition de la population française à ce métal lourd, qui une fois inhalé ou ingéré, s’amoncelle dans l’organisme où il peut rester entre 10 et 30 ans avant d’être évacué.

    Conclusion : l’alimentation fait partie des premiers vecteurs de contaminations à ce toxique. Les résidus retrouvés dans la nourriture, expliquent à eux seuls jusqu’à 98 % de l’imprégnation chez les non-fumeurs, même si le tabac constitue un facteur aggravant, puisqu’un paquet de cigarettes quotidien représente un apport absorbé comparable à celui de l’alimentation entière, souligne l’Anses. Pire : à en croire les experts de l’agence, la situation s’aggrave. En 2011, l’Étude d’alimentation totale 2 (EAT2) de l’agence montrait que 0,6 % des adultes et 14 % des enfants de 3 à 17 ans dépassaient les valeurs toxicologiques de référence du cadmium par la seule alimentation. En 2026, l’Étude d’alimentation totale 3 (EAT3) révèle que ces pourcentages montent jusqu’à 1,7 % chez les adultes et 27 % chez les enfants. Si l’augmentation est documentée, reste à savoir ce que nous risquons.

    Des effets osseux et rénaux solidement documentés

    Avec des résultats aussi négatifs, les scientifiques s’attendent à des conséquences forcément négatives, en termes de santé publique. “Il existe de nombreuses études toxicologiques menées sur des animaux qui montrent que le cadmium est néfaste pour la santé, mais quand on regarde les données épidémiologiques concernant l’exposition humaine en vie réelle, ce sont les effets osseux et rénaux qui semblent être les plus importants”, résume l’épidémiologiste Luc Multigner. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’un métal lourd qui s’accumule principalement dans les tissus osseux, comme le plomb.

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  • Santé animale : innovation et acquisition, la stratégie à double effet de Virbac

    Santé animale : innovation et acquisition, la stratégie à double effet de Virbac

    C’est un bilan quasi-insolent que Virbac affiche pour l’année 2025 : 7,9% de croissance, une marge opérationnelle de 16,3% et un chiffre d’affaires qui tutoie les 1,5 milliard d’euros à 1,465 milliard d’euros exactement. D’excellentes données financières qui consolident le positionnement du laboratoire français sur un secteur très concurrentiel. Le marché mondial de la santé animale devrait d’ailleurs peser 97 milliards de dollars d’ici 2032 alors qu’il n’en pesait que 41 milliards de dollars en 2018.

    Entre temps, le sujet a pris de l’ampleur, porté aussi par une crise sanitaire qui a joué le rôle d’accélérateur alors que l’on assistait, parallèlement, à une prise de conscience plus ample de la santé animale. Ce qui explique, notamment, la hausse de l’intérêt pour les vaccins. Et tous les efforts des acteurs du secteur pour se positionner sur ce segment.

    Dans ce contexte, la volonté de Virbac d’investir dans la R&D prend tout son sens. D’ailleurs, en 2025, le laboratoire français basé à Carros près de Nice a largement privilégié la recherche et le développement, lui consacrant une enveloppe de 115 millions d’euros, une somme jamais encore investie. Une volonté qui s’est traduite, en partie, par la mise sur le marché, en septembre dernier, de Vikaly, le premier aliment médicamenteux pour chat. Une première qui a demandé des années de développement. Ce qui prouve que l’innovation exige du temps. « Pour nous l’innovation ce n’est pas uniquement la R&D. C’est aussi la collaboration avec les Universités, les autres entreprises. Pour les start-up, les biotech, nous sommes un bon partenaire » souligne le nouveau directeur général arrivé aux manettes en septembre dernier.

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