Pas de renégociation généralisée, mais une vigilance accrue sur les prix. Le gouvernement ne souhaite pas rouvrir « l’ensemble des négociations commerciales » entre la grande distribution et ses fournisseurs agroalimentaires, a indiqué sa porte-parole Maud Bregeon.
Interrogée sur BFMTV, elle a estimé qu’il n’y avait « pas aujourd’hui nécessité » de relancer ces discussions, malgré les tensions liées à la flambée des coûts de l’énergie et des carburants.
Un contexte différent de 2022
Le gouvernement renvoie à la position du ministre des PME Serge Papin, qui juge que « nous ne sommes pas dans la situation de 2022 », année durant laquelle les négociations avaient exceptionnellement été rouvertes en cours d’exercice.
« Aujourd’hui, il faut d’abord observer l’évolution des prix des matières premières, de l’emballage, de la logistique ou encore du carburant », a-t-il expliqué dans le Journal du dimanche.
Chaque année, ces négociations, menées entre le 1er décembre et le 1er mars, fixent les prix des produits en rayon pour l’année à venir. Celles pour 2026 ont été conclues avant le début des tensions au Moyen-Orient.
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Dans ce contexte, l’exécutif appelle les industriels à contenir leurs hausses tarifaires. « On demande (…) à chacun d’être raisonnable », a insisté Maud Bregeon, promettant une vigilance accrue contre toute hausse jugée injustifiée.
« Qu’il y ait des répercussions sur les coûts de production (…) c’est mathématique. Pour autant, seules ces hausses de prix (…) doivent être répercutées, ça ne doit pas aller au-delà », a-t-elle ajouté.
Certains acteurs ont déjà prévenu d’ajustements à venir. Le groupe Lactalis a ainsi indiqué vouloir « répercuter » l’impact de la hausse des coûts énergétiques, tout en cherchant à en limiter l’ampleur selon les produits.
