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  • Guerre au Moyen-Orient : le gouvernement revoit à la baisse sa prévision de croissance pour 2026

    Guerre au Moyen-Orient : le gouvernement revoit à la baisse sa prévision de croissance pour 2026

    Le gouvernement a abaissé sa prévision de croissance à 0,9 % en 2026 en raison de la guerre au Moyen-Orient. Un comité d’alerte sur les finances publiques aura lieu le 21 avril. L’Insee donnera les premiers chiffres de la croissance du premier trimestre le 30 avril.

    La France revoit sa copie à la baisse. Le gouvernement a légèrement diminué sa prévision de croissance à 0,9 % en 2026, contre 1 % auparavant, en raison de la situation économique liée à la guerre au Moyen-Orient, a indiqué le ministère de l’Économie à l’AFP ce mardi 14 avril, confirmant des informations de L’Opinion.

    Le gouvernement s’apprête à transmettre sa trajectoire budgétaire actualisée à la Commission européenne. Il y relève sa prévision d’inflation à 1,9 % pour cette année, contre 1,3 % auparavant. Il maintient en revanche sa prévision de déficit public à 5 % du PIB cette année, a indiqué Bercy.

    Le ministère de l’Économie a saisi vendredi le Haut conseil des finances publiques (HCFP) de ces chiffres, en prévision du comité d’alerte sur les finances publiques qui aura lieu le 21 avril.

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    Le gouvernement transmettra ces prévisions à Bruxelles avant fin avril via son rapport annuel d’avancement pour 2026. Ce document actualise son plan budgétaire et structurel à moyen terme (PSMT) pour la période 2025-2029.

    « Un effet très modéré est attendu sur la croissance »

    Ces prévisions seront par ailleurs présentées mercredi au « cercle des prévisionnistes », une structure rassemblant administrations, économistes et experts des finances publiques mise en place l’an dernier pour améliorer la conduite des comptes publics après les dérapages budgétaires de 2023 et 2024.

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    « Nous le disons depuis le début de la guerre : celle-ci aura un impact sur l’économie, comme c’est le cas pour chaque crise. Le comité d’alerte du 21 avril sera l’occasion de faire un point d’étape complet sur les conséquences de la crise sur les finances publiques », a indiqué le ministre des Comptes publics, David Amiel, dans une déclaration transmise à l’AFP.

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    « Un effet très modéré est attendu sur la croissance qui reste préservée et portée par sa dynamique de l’an dernier et par notre meilleure protection et plus forte indépendance énergétique », a réagi pour sa part le ministre de l’Économie, Roland Lescure.

    « Malgré le choc énergétique et l’augmentation majeure des prix du pétrole, l’inflation demeurerait limitée en raison des efforts de décarbonation et de l’ancrage solide des anticipations d’inflation », a-t-il ajouté.

    Un « impact limité » sur l’activité, selon la Banque de France

    La Banque de France a estimé lundi que la guerre au Moyen-Orient devrait avoir « un impact limité » sur l’activité des entreprises en France au premier trimestre. Elle prévoit toujours une croissance du PIB trimestriel pouvant aller « jusqu’à 0,3 % », alors que l’Insee donnera le 30 avril les premiers chiffres de la croissance du premier trimestre.

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    Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, s’est félicité que l’enquête confirme pour mars « la résilience de l’économie française, en particulier l’industrie ».

    Le gouverneur relève cependant que « ce conflit a des conséquences plus négatives sur l’économie », avec « deux signaux d’attention » à surveiller, d’abord la remontée de l’incertitude, ensuite les « difficultés d’approvisionnement » évoquées, particulièrement par les entreprises dépendantes au pétrole ou aux carburants. Les annonces de hausses de prix en avril sont « évidemment un point à suivre avec attention », selon lui, avec « une vigilance de notre part ».

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