Miraculeuse, inattendue et historique ; la visite du pape Léon XIV en Algérie, du 13 au 15 avril, suscite des superlatifs. Un an après son élection, ce déplacement dans un pays musulman est une première pour un souverain pontife. Forcément, le choix de l’Algérie interroge. Que vient faire Léon XIV dans un pays où l’Église catholique est petite ? La première réponse à cette interrogation est donnée par le souverain pontife lui-même. Dès son intronisation, il a rappelé sa filiation spirituelle avec Saint-Augustin d’Hippone. Le célèbre prêtre chrétien est en effet né à Taghast, actuelle Souk-Ahras, dans l’est de l’Algérie, en 354 de notre ère. C’est également dans la ville voisine d’Hippone, aujourd’hui Annaba, qu’il fut évêque de 396 jusqu’à sa mort en 430.
Sur les traces de Saint Augustin
Le pape part donc sur les traces de son maître religieux. “La figure de saint Augustin aide beaucoup pour établir un pont parce qu’il est très respecté en Algérie comme fils de la patrie”, avait-il confié lors de son voyage à Beyrouth en décembre dernier.
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